Moteurs Formule 1

Entretien exclusif avec Charles Leclerc : "J’aime beaucoup la Belgique, j’adore la passion des Belges pour le sport auto"

27 août 2022 à 07:27Temps de lecture3 min
Par Olivier Gaspard avec Gaëtan Vigneron

Un début de saison intéressant, une suite beaucoup plus délicate. Charles Leclerc (Ferrari) possède plus de 80 unités de retard sur Max Verstappen (Red Bull), leader du championnat.

Nous avons rencontré le pilote monégasque dans le cadre du Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps, la quatorzième manche de la saison de Formule 1.

Charles, les vacances se sont bien passées ? Vous avez fait quoi ?
"Ca s’est très bien passé, j’ai fait une semaine et demi avec des amis et une semaine et demi en famille. Ça a fait du bien après une première partie de saison avec plein d’émotions, aussi bonnes que mauvaises. Ça a fait du bien. C’est important d’avoir des moments de repos. C’est une vie où on bouge dans tous les sens et on ne se rend pas compte que la fatigue s’accumule et ensuite on arrive à un point où on n’arrive pas à donner 100% de soi sur la piste. J’ai essayé de faire attention à ça cette année. Ici, les vacances, c’était vraiment pour se déconnecter et penser à autre chose qu’au sport auto."

On dit, ce n’est pas sûr, que ça pourrait être le dernier Grand-Prix de Belgique. En tant que pilote, vous dites quoi ?
"Je n’espère vraiment pas parce que c’est une piste qui est magnifique. J’adore Spa, j’espère que ça restera, l’ambiance est top, la piste est top et fait partie de l’histoire de la F1 donc j’espère vraiment qu’on parviendra à rester ici à l’avenir."

Par rapport à Ferrari, il y a plusieurs manières d’analyser votre saison. La première, c’est que par rapport à 2021, vous avez bien progressé.
"C’est un grand pas en avant en terme de performance et ça nous permet de se battre pour des victoires, ce qui était l’objectif après ces 2 dernières années vraiment compliquées. On a bien bossé, tous dans la même direction et ça a payé donc je suis très content. Maintenant quand on regarde la première partie de saison, il y a eu des opportunités manquées mais on est motivés et on pousse dans la même direction pour s’améliorer et prendre toutes ces opportunités pendant cette deuxième partie de saison."

C’est la première fois dans votre jeune carrière que vous lutter pour le titre, ça change quoi ?
"Honnêtement, personnellement, je ne vois pas de grandes différences. Pour moi c’est pareil que les années précédentes. L’année dernière, la motivation était peut-être un peu plus difficile à trouver puisqu’on se battait pour des positions complètement différentes. Cette année, se battre pour des victoires, c’est top. Mais à la fin ça ne change pas le mode de travail. Ça nous donne juste un plus grand sourire quand on arrive à gagner des courses cette année."

L’année dernière, le duel entre Lewis et Max était très chaud, parfois au-delà de la limite. Cette année, on a l’impression que c’est plus cool ?
"Je ne pense pas que c’est plus cool, il n’y a pas eu beaucoup d’opportunités où ça pouvait chauffer un peu plus. A Melbourne, on avait beaucoup de points d’avance, ce n’était pas à Max de prendre beaucoup de risques parce qu’il ne pouvait pas se permettre de perdre plus de points. Là, c’est l’inverse, Max est tranquille devant et moi je n’ai pas intérêt à m’accrocher, il faut juste que je sois devant lui. Je pense que si on arrive à le rattraper d’ici la fin de saison, ce sera plus chaud."

Il y a 80 points d’écart, mais vous dites j’y crois encore...
"Il faut y croire jusqu’au bout, on est là pour ça, on est là pour gagner et moi personnellement c’est ce qui me rend heureux. C’est ce qui me motive et motive le team. Ça ne va pas être facile avec 80 points de retard mais la performance est là et je suis persuadé que si on fait tout bien, on parviendra à gagner pas mal de courses d’ici la fin de la saison. Il faut juste se concentrer sur nous-même et faire le boulot. Je suis toujours de nature assez positive, je pense qu’il faut rester optimiste. J’ai commencé à 3 ans et demi le karting donc je sais que tout peut se passer et j’espère que cette année on réussira à retourner la situation."

Beaucoup de spectateurs nous demandent quand Ferrari va imposer des consignes ?
"Je ne sais pas, ce n’est pas à moi à répondre à cette question, j’essaye de me concentrer sur ce que j’ai à faire dans la voiture. J’essaye de faire le meilleur job possible et j’espère que ce sera assez pour gagner le championnat cette année."

On est en Belgique, qu’est-ce que vous retenez concernant notre pays ?
"Des amis de mon papa habitaient à Bruxelles et quand j’étais plus jeune, je passais une à deux semaines ici et ça m’a toujours plu. J’aime beaucoup la Belgique, j’adore la passion que les Belges ont pour le sport auto, c’est ça que je retiens de la Belgique."

Articles recommandés pour vous