Environnement

Environnement : le nombre de zones de basses émissions dans les villes a augmenté de 40% en trois ans en Europe

Panneau à une entrée de Bruxelles, en janvier 2018

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Le nombre de zones basses émissions (LEZ) en Europe a augmenté de 40% entre 2019 et 2022, ressort-il mercredi d’une nouvelle étude de la campagne européenne Clean Cities, une coalition d’ONG visant à atteindre une mobilité sans émissions dans les villes européennes d’ici 2030. En Belgique, seule Bruxelles a annoncé une sortie totale des carburants fossiles pour 2035.


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Entre 2019 et 2022, le nombre de zones basses émissions, soit les zones dans lesquelles l’accès aux véhicules polluants est régulé, est passé de 228 à 320 en Europe. Cela représente une augmentation de 40%. Une tendance qui devrait encore s’accélérer puisque 507 LEZ devraient être actives d’ici 2025, ce qui représenterait une hausse de 58% par rapport à 2022, indiquent les chiffres de l’étude.

 

35 villes européennes

Cette dernière dresse également une liste des villes ayant planifié une sortie totale des carburants fossiles grâce à l’instauration de zones zéro émission. Actuellement, 35 villes européennes sont concernées. En Belgique, seule Bruxelles figure sur cette liste. Aucune date de sortie totale des carburants fossiles n’a en effet été définie pour les LEZ d’Anvers et Gand pour le moment et rien n’a été prévu au niveau des villes du côté wallon. Une zone de basses émissions régionale doit bien voir le jour en 2023 mais celle-ci ne concernera que le diesel.


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Sujet du JT du 31 décembre 2019 :

Entrée de la zone basse émission à Gand
Entrée de la zone basse émission à Gand © Tous droits réservés

Mesure bénéfique

Pourtant, Clean Cities considère qu’une telle mesure serait bénéfique. "À Namur par exemple, les experts de l’Institut scientifique de service public (Issep) montraient en octobre 2020 que l’interdiction des véhicules les plus anciens dans la capitale Wallonne pourrait être bénéfique pour la qualité de l’air."


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La pollution de l’air est à l’origine de plus de 300.000 décès prématurés par an au sein de l’Union européenne. Les villes, de par leur densité de population plus élevée, sont particulièrement concernées par cette problématique.

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