Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est dit prêt lundi à "prendre les mesures nécessaires" pour éliminer rapidement les menaces contre ses forces, après les récentes attaques perpétrées contre elles dans le nord de la Syrie.
"Nous sommes déterminés à éliminer nous-mêmes les menaces en provenance de Syrie", a prévenu le président turc à la sortie d’une réunion de cabinet, indiquant que sa "patience est à bout".
►►► À lire aussi : Climat : la Turquie va ratifier l’Accord de Paris
Au moins six personnes, dont des civils, ont été tuées lundi dans l’explosion d’une voiture piégée dans une zone du nord de la Syrie sous contrôle des forces turques, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
"Les récentes attaques et le harcèlement visant nos forces de police ont atteint leur limite", a poursuivi le président Erdogan. "Nous prendrons les mesures nécessaires dès que possible".
"Notre patience est à bout face à ces zones de Syrie d’où proviennent les attaques terroristes visant notre pays", a-t-il insisté.
Région pro turque
La région kurde d’Afrine, dans le nord-ouest de la Syrie, à environ 70 km d’Idleb, a été conquise en mars 2018 par des forces turques et leurs supplétifs syriens.
Le secteur, comme tous les territoires tenus par les rebelles proturcs, est régulièrement secoué par des assassinats ciblés, des attentats et des explosions, imputés généralement par Ankara aux milices kurdes.
Des milliers de combattants et de civils évacués des zones reprises par le régime syrien sont regroupés dans cette zone d’Afrine, dont des membres de Jaich al-Islam (l’Armée de l’islam), l’un des plus importants groupes de l’opposition dans la région de Damas, après le début de la guerre en Syrie en 2011.