La couleur des idées

Étienne Klein questionne la place de la science dans une société en proie au coronavirus

© AFP – LIONEL BONAVENTURE

04 sept. 2020 à 08:58Temps de lecture1 min
Par Pascale Seys et Simon Brunfaut

Physicien et docteur en philosophie des sciences, Étienne Klein s’efforce depuis de nombreuses années, et au fil des ouvrages, à rendre les connaissances scientifiques accessibles au plus grand nombre. Il est l’un des meilleurs vulgarisateurs scientifiques actuels.

Aujourd’hui, il constate la montée du populisme anti-science et son cortège de fausses vérités. Selon lui, les vérités scientifiques ne peuvent pas relever d’un vote ou appartenir au domaine des opinions. La crise sanitaire a montré l’ambivalence de notre rapport à la science et le peu de crédit que nous accordons à la rationalité qu’il lui revient d’établir. Il appelle ses confrères à mieux expliquer comment se forgent les connaissances scientifiques pour éviter, comme le pressentait déjà Nietzsche, que le goût du vrai disparaisse parce qu’il ne nous garantit plus assez de plaisir.

Avec la crise du coronavirus, il estime que c’est la question de la place de la science dans notre société, son rapport avec le politique notamment, qui se pose. Il a publié récemment deux textes courts dans la collection "Tracts" de Gallimard : "Le goût du vrai" et "Je ne suis pas médecin mais je…"

Une entretien réalisé par Pascale Seys à écouter ci-dessous.

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