L'actu de nos athlètes

Euro de cross-country : Nina Lauwaert et Lisa Rooms obtiennent leur billet pour l’Euro via le tribunal

Nina Lauwaert et Lisa Rooms obtiennent leur billet pour l’Euro via le tribunal

© Tous droits réservés

Nina Lauwaert et Lisa Rooms ont obtenu gain de cause en justice. Le tribunal de 1re instance néerlandophone de Bruxelles a donné raison aux deux athlètes, qui contestaient leur non-sélection pour l’Euro de cross-country. Selon la décision du tribunal, la Ligue royale belge d’athlétisme (LRBA) doit ajouter Nina Lauwaert et Lisa Rooms à la sélection pour les championnats d’Europe, qui auront lieu dimanche à Dublin, sous peine d’une astreinte de 10.000 euros par jour, ont indiqué jeudi les avocats des deux athlètes.

Le 30 novembre dernier, la LRBA n’avait sélectionné aucune athlète en élites dames pour l’Euro de Dublin, estimant, comme à l’Euro de Lisbonne en 2019, que le niveau des Belges était trop faible en espoirs et élites dames.

Depuis plusieurs années, la LRBA utilise comme critère de sélection la possibilité de terminer dans le top 20 de l’Euro. Selon Rutger Smith, coordinateur sportif principal de l’aile flamande de la Ligue d’athlétisme (VAL), cet objectif n’a pas été envisageable, ni chez les élites ni chez les espoirs dames. "Nous avons effectué des analyses et il en ressort que les femmes sont loin d’être dans le top 20. Nous avons regardé les performances passées, le cross de sélection de Roulers et les courses de ces dernières semaines. Nina Lauwaert, victorieuse à Roulers, est moins en forme qu’en 2018 et à l’époque, elle avait terminé 22e de l’Euro. Il est difficile de défendre le fait de les envoyer. Le niveau des femmes n’est tout simplement pas assez élevé. Je ne peux être plus clair à ce sujet"; avait assuré Smith.

Nina Lauwaert et Lisa Rooms, première et deuxième de l’épreuve de la CrossCup de Roulers, avaient, dès le lendemain de l’annonce de leur non-sélection, mis la fédération en demeure. "Elles ont décidé qu’il était temps de se lever (et d’agir) contre la décision de la LRBA. Non seulement, elles se sentent personnellement lésées par la décision de la LRBA, mais elles estiment également qu’il est temps que la LRBA traite la compétition féminine sur un pied d’égalité avec la compétition masculine", avaient alors indiqué les avocats des deux athlètes, Ruben Vispoel et Wahib El Hayouni.

Nina Lauwaert avait pris la décision de la LRBA comme "une forme de discrimination. "Il ne s’agit pas de ma propre sélection, mais je me sens concernée en tant que femme", avait précisé la Flandrienne de 33 ans. "Les femmes sont désavantagées. Ni moi, en tant que gagnante de la catégorie féminine, ni la gagnante de la catégorie des espoirs féminins ne sont envoyées à Dublin. Que devons-nous faire d’autre pour être sélectionnées ? C’est ainsi que l’on tue l’ambition, même chez les jeunes athlètes, car si vous êtes une femme, vous n’arrivez de toute façon apparemment à rien. Sélectionner douze hommes et à peine une femme constitue à mes yeux une forme de discrimination. Un comité de sélection décide, mais personne ne sait exactement qui en fait partie. Après coup, on ne reçoit jamais de motivation. Je veux œuvrer pour une sélection transparente et équitable. C’est injuste et discriminatoire".

La LRBA avait retenu dix-sept athlètes pour l’Euro de Dublin, mais aucune en espoirs et élites dames. Ils seront quatre à défendre les couleurs belges en élites messieurs : Michael Somers, Isaac Kimeli, Nicolaï Saké et Pieter-Jan Hannes.

Sur le même sujet

Euro de cross-country : Elise Vanderelst fer de lance du relais mixte belge, "nous rêvons d’une troisième place"

Athlétisme

Euro de cross-country - 12 hommes et une seule dame sélectionnés, la polémique enfle : "C'est injuste et discriminatoire"

Sportives

Articles recommandés pour vous