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Europa League : et subitement la machine ultra-réaliste de Charleroi s'est enrayée...

Europa League : et subitement la machine ultra-réaliste de Charleroi s'est enrayée...

© LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

02 oct. 2020 à 09:20 - mise à jour 02 oct. 2020 à 09:20Temps de lecture2 min
Par Antoine Hick

Ce vendredi matin, du côté du Stade du Pays de Charleroi, l’humeur est morose. Comme une vilaine gueule de bois qui, par sa véhémence, ferait regretter la soirée de la veille. Jeudi soir, alors que l’Europe, qui n’était qu’une vague chimère depuis de longues années, lui tendait enfin les bras, Charleroi s’est pris les pieds dans un récalcitrant tapis polonais. 

Des Carolos, d’ordinaire hyper réalistes, tueurs dans le dernier geste, ont été pris à leur propre jeu. Si certaines mauvaises langues parleront d’arroseur arrosé, d’autres, plus clémentes évoqueront un manque de chance au pire des moments.

Le contraste saisissant avec la Pro League

Et c’est probablement ce point précis qui nourrira le plus de regrets côté carolo après cette élimination. En Pro League ces dernières semaines, les hommes de Karim Belhocine avaient pris la délicieuse habitude de concrétiser la moindre occasion. Bruges (victoire 1-0), l’Antwerp (2-0, dont le premier but contre le cours du jeu) ou Ostende (1-0) en ont fait les frais.

Sans  accumuler à foison les actions dangereuses, ce Charleroi-là semblait létal, boosté par le réalisme d’un trident offensif Rezaei-Nicholson-Golizadeh en pleine confiance. En 7 matches de Pro League, les Carolos ont inscrit 13 buts, soit une moyenne honorable (sans être exceptionnelle) de 1,85 but par match. Suffisant pour arracher 6 victoires consécutives et surfer au dessus de la mêlée en Belgique avec un bilan de 19 points sur 21.

Et subitement la machine s’est enrayée...

Mais hier face au Lech Poznan, solide adversaire à défaut d’être exceptionnel, la machine carolo a eu du mal à démarrer. Revigorée en seconde mi-temps, elle n’a pourtant jamais retrouvé son petit côte tueur qui aurait fait toute la différence.

Et pourtant, pour une fois, Charleroi a eu les occasions. En supériorité numérique pendant un quart d’heure, les Carolos auraient pu (dû) égaliser. Mais ni le penalty de Rezaei, ni la tête de Dessoleil, ni la frappe de Fall n’ont fait mouche. La faute à un manque de chance, de réalisme ou à un gardien adverse en état de grâce. La faute probablement aussi au stress inhérent à une rencontre revêtant un tel enjeu pour le club.

Si les raisons sont multiples et ont toutes une part de légitimité, l’essentiel est ailleurs. Pour la première fois depuis très longtemps, Charleroi a dû sortir de sa ligne de conduite. Ce jeudi soir, les Zèbres étaient inoffensifs et manquaient d'un mordant salvateur. Et malheureusement pour eux (et pour le football belge), cet écart arrive au pire des moments.

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