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Concours Eurovision

Eurovision 2022 : Maureen Louys et Jean-Louis Lahaye nous dévoilent leurs secrets de préparation et leurs meilleures anecdotes

Jean-Louis Lahaye et Maureen Louys nous dévoilent leurs secrets de préparation avant l’Eurovision

A quelques jours du grand concours Eurovision de la chanson, notre duo mythique de présentateurs belges, Maureen Louys et Jean-Louis Lahaye entament les derniers préparatifs avant le lancement des demi-finales le 10 mai prochain.
Rien que pour vous, nous sommes allés à leur rencontre pour vous donner un avant-goût en coulisse de ce qui vous attend en direct le 10 mai sur Tipik et les 12 et 14 mai sur La Une dès 21h00 !

Comment vous sentez-vous à quelques jours de l’Eurovision ?

Jean-Louis : "Sincèrement, on est plutôt cool ! Nous sommes vraiment contents de faire l’Eurovision. C’est un bonheur de se retrouver avec Maureen et de retrouver ce concours qui devient, je le précise, extrêmement tendance."

Maureen : "Moi j’adore ! C’est comme ça que se termine ma saison après The Voice et c’est vraiment le dessert ! Retrouver mon ami Jean-Louis, c’est toujours un moment que j’adore !
C’est vraiment un moment que j’attends parce qu’on rit, c’est décalé et on s’éclate beaucoup !"

Comment vous préparez-vous pour l’Eurovision ?

JL : "C’est quand même un travail costaud ! Au niveau de la conduite, on regarde les répétitions et on calibre tout en fait."

M. : "Pas tout. Je dirais qu’il y a quand même de la place pour de l’improvisation ! Mais c’est vrai qu’il y a tout de même beaucoup de travail en amont parce qu’il y a beaucoup de prestations et de choses à savoir. Notamment sur les séquences "cartes postales" qui présentent chaque pays.
Mais bon, nous sommes à fond dessus pendant une semaine donc nous sommes bien préparés."

Avez-vous des directives à respecter de la part de l’organisation Eurovision ?

JL : "ll faut savoir qu’on ne peut pas mordre une intro à l’Eurovision. C’est interdit et même proscrit ! Il faut vraiment caler tout au bon moment pour ne pas parler sur le début d’une prestation. Le minimum c’est quand même de respecter les artistes qui se présentent donc on se doit préparer cela."

M. : "Comme le dit Jean-Louis, l’idée est de ne jamais mordre sur l’artiste qui démarre sa prestation mais à part ça, c’est carte blanche. On fait un peu près ce qu’on veut lors des cartes postales de chaque pays. On place une blague, une petite information, mais dès que la prestation commence, on se tait."

Quel est votre taux d’improvisation lors du direct ?

JL : "Je dirais 70% de prépa et 30% d’impro. Mais cela dépend des moments… Après 4 heures de direct, lors de la remise des points qui dure longtemps, on ne peut rien prévoir, c’est vraiment de l’improvisation."

M. : "Lors de la sortie des artistes aussi, malgré les infos que l’on nous donne en amont, on joue beaucoup également avec les commentaires que l’on reçoit des téléspectateurs. On a d’ailleurs beaucoup d’interactions avec eux et les internautes qui sont un peu comme nous, des commentateurs au final."

Avez-vous une anecdote à nous raconter sur un de vos moments inoubliables de l’Eurovision ?

M. : "Je me souviens d’un moment où on a tellement ri avec Jean-Louis, qu’on n’était même plus capables de faire la carte postale d’un pays. Cela n’avait rien à voir avec l’artiste, mais c’est un fou rire qu’on a eu entre nous. Du coup, il y a eu un gros blanc sur antenne.
Le souci parfois, c’est que plus on se dit qu’on ne peut pas rire, plus on a envie de le faire."

Êtes-vous prêts à réagir si vous deviez assister à des manifestations politiques en direct ?

M. : "On a pour habitude de rester hyper sobres. S’il y a des choses qui se passent à l’antenne, on en parlera. Pour le moment, l’Ukraine est grande favorite du concours. On verra comment ça se passera dans les faits. Finalement, l’excitation du direct, c’est ce qui fait que l’on n’est pas à l’abri de l’instant présent. Mais nous sommes là pour commenter et pour vivre les choses !"

JL : "L’Eurovision est la plateforme idéale pour faire le buzz avec ses 280 millions de téléspectateurs. C’est le show le plus visionné du monde ! Régulièrement, il se passe des choses mais ça a toujours été assez light. C’est plus gênant pour les artistes en général. Mais s’il se passe quelque chose, nous sommes tout de même informés sur les conflits et sur ce qu’il se passe à l’international pour pouvoir rebondir comme il se doit."

Comment vivez-vous le fait de ne pas être à Turin cette année ?

M. : "Cette année, l’équipe est partie avec une mini-délégation en raison du COVID. Personnellement, j’ai l’habitude de le vivre depuis Reyers car je n’ai été qu’une seule fois sur place (en Israel) et je me dis qu’on peut faire un bon travail depuis nos bureaux mais cela ne veut pas dire qu’on n’y retournera pas. Jean-Louis, lui, a beaucoup voyagé.
Nous y retournerons peut-être dans deux ans avec la prochaine délégation de la RTBF."

Mais est-ce finalement mieux de le vivre sur place ?

JL : "C’est de la folie pure du début à la fin. Ce qui est génial, c’est justement de vivre cet événement au cœur du dispositif. Ça change tout de même pour nous. Lorsque l’on était en Israel, on avait un réalisateur qui était avec nous et on produisait une capsule tous les jours qui était diffusée en TV et sur le Net. C’est devenu incontournable d’être sur place pour des raisons d’information 360. Il faut parler aux gens en TV, en radio et sur le net ! Etre sur place, c’est plus de 40 pays représentés, 50 délégations. C’est multiculturel et ça donne une image qui est sympa de l’Eurovision. C’est se dire, là, on mélange toutes les cultures. Cela donne un show puissant, d’une qualité incontournable et d’une efficacité redoutable. C’est génial, l’image et le message sont super intéressants."

Parlons un peu de notre candidat belge, Jérémie Makiese. Vous l’avez rencontré avant son départ. Comment l’avez-vous trouvé ?

M. : "Jérémy est très cool et il a sûrement un peu de pression avec l’Eurovision mais a l’air assez serein pour le moment. Puis, il a déjà eu l’occasion de faire des scènes en Europe et ça, c’est super bien passé ! À l’époque où il a gagné The Voice, il gérait déjà très bien la pression. C’est quelqu’un qui est très ancré et qui a une voix incroyable. Ici, c’est quand même l’Eurovision, donc, il doit tout de même avoir de la pression."

Avez-vous des pronostics par rapport à sa chanson "Miss You" ?

M : "Je pense qu’on sera certainement en finale et j’espère dans le top 5 ! C’est un titre qui marque, qui est hyper actuel et qui reste en tête. Jérémie a une voix incroyable ! Ça, c’est le scénario que j’imagine. Après, il y a toujours des surprises. Le morceau est très moderne, il tient la route et c’est clairement le genre de morceau que j’écoute sur Spotify. Autour de moi, tout le monde l’adore mais la décision finale revient au jury et au public."

JL : "Je suis sûr que nous irons jusqu’en finale parce que Jérémie a un énorme talent. Après, c’est la surprise Eurovision. Je ne suis pas toujours parti en me disant que c’était sûr qu’on irait jusqu’en finale mais là, j’en suis certain mais c’est impossible de connaître le profil gagnant à l’avance !"

Avez-vous des titres favoris pour le moment ?

JL : L’Italie est quand même très très bien !

M. : Le Royaume-Uni n’est pas mal non plus et ils sont bien classés par les bookmakers.

Pensez-vous que l’on se détache peu à peu de "l’ancienne Eurovision" ?

M. : "Le concept se détache de plus en plus de l’ancienne Eurovision.
En voyant certaines prestations on se dit quand même qu’elles sont uniquement conçues pour l’Eurovision avec les costumes et les mélodies !"

JL : "Il y a des titres qui passent maintenant à la radio de manière régulière. On découvre une Eurovision avec des gens très sympas et un show télévisé énorme. C’est devenu quelque chose de très tendance. Il y a encore des titres "ringards" mais c’est ça l’Eurovision. Sans l’aspect ringard, c’est une frite sans sel."

Quel est votre gagnant favori, toutes éditions confondues ?

JL : "Mon préféré c’est Mans Zemmerlow ! Sa mise en scène et son morceau étaient top. J’ai aussi aimé Alexander Ryback qui a reçu l’un des plus hauts scores jamais récolté ! Ce sont des titres qui sont passés sur toutes les radios du monde et qui ont fait le buzz même sur TikTok !"

M. : "Le morceau Euphoria ! C’est celui qu’on met chaque année pour se remettre dans l’ambiance. Jean Louis prépare une playlist des grands gagnants Eurovision. On se l’écoute chaque année dans la voiture et en mangeant un petit bout."

Rendez-vous Eurovision : Suivez-nous en direct le 10 mai prochain sur Tipik et les 12 et 15 mai sur La Une et sur Auvio !

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