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Every Picture Tells A Story de Rod Stewart a 50 ans !

28 mai 2021 à 04:00Temps de lecture3 min
Par Laurent Rieppi

Every Picture Tells a Story, troisième album solo de Rod Stewart, fête son cinquantième anniversaire. L’occasion pour nous de revenir sur la réalisation d’un des meilleurs albums de son répertoire sur lequel on retrouve des classiques tels que "Maggie May", "I Know I’m Losing You" et la plage titre.

Every Picture Tells a Story est le nom du troisième album solo de Rod Stewart. Il suit d’un an la sortie de Gasoline Alley, précédente œuvre de Stewart, qui, malgré la présence de superbes compositions et de très bons musiciens n’avait pas vraiment fonctionné dans les charts (que ce soit en Angleterre ou aux Etats-Unis).

A la sortie d'Every Picture Tells a Story, Rod Stewart a déjà un solide background derrière lui.

Bref retour dans le temps…

En effet, après avoir joué du banjo avec les Hoochie Coochie Men (le groupe de Long John Baldry) en 1964, le jeune Stewart se fait remarquer par le célèbre guitariste Jeff Beck et devient rapidement son chanteur sur les albums Truth en 1968 et Beck-Ola en 1969.

Après l’aventure Beck, et surtout après avoir refusé de devenir le chanteur du groupe Cactus (dans lequel on évoluent Tim Boggert et Carmine Appice), Stewart lance sa propre carrière solo en 1969 et rejoint parallèlement les anciens membres de Small Faces pour fonder The Faces et sortir un premier album en 1970 simplement intitulé First Step.

Mais malgré ce parcours particulièrement brillant et intéressant, Rod Stewart n’est pas encore une star (que ce soit en Angleterre ou aux Etats-Unis), ce qu’il lui faut dorénavant c’est un tube…

Every Pictures Tells A Story est l’album qui démarre réellement sa carrière solo et ce grâce à la présence de ce titre, ce tube qu’il attend depuis quelques temps: "Maggie May".

Ironie de l’histoire, ce titre n’est pas du tout pressenti pour être le single de l’album. Lorsqu'il sort en 45 tours c’est en face B de la reprise de Tim Hardin "Reason To Believe". Finalement suite au succès de sa face B, 15 jours plus tard, le 45 tours est réédité avec une nouvelle pochette mettant cette-fois  en avant le titre "Maggie May".

Maggie May se hisse ainsi à la première place des charts britanniques et américains, Rod Stewart a enfin son tube et sa carrière solo est définitivement lancée.

Rod Stewart en mode relax dans le jardin – le 12 septembre 1971.
Rod Stewart en mode relax dans le jardin – le 12 septembre 1971. 2017 Getty Images

Maggie May et la perte de la virginité…

De quoi parle Maggie May ? Le titre a en fait un aspect autobiographique et fait référence au premier émoi sexuel du chanteur. Maggie May fait référence à une femme, plus âgée que lui, qui lui a fait perdre sa virginité quand il avait 16 ans.

Stewart en interview avec le magazine Q en janvier 2007 précisera :

Maggie May est plus ou moins une véritable histoire, à propos de la première femme avec qui j’ai eu des relations sexuelles au Beaulieu Jazz Festival

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►►► À lire aussi : Les débuts de Rod Stewart au sein de Steampacket

 


 

Une autre Maggie en renfort…

Riche de l’enseignement du producteur Lou Reizner sur ses deux précédents albums,Stewart se lance cette fois seul et autoproduit l'album.

Il faut dire que Stewart est alors accompagné par une véritable dream dans laquelle on retrouve notamment

- Le fidèle Ron Wood (guitares, basse) et futur Rolling Stones.

- Ian McLagan (orgues, célèbre claviériste des Small Faces, collègue de Stewart dans les Faces, un musicien également reconnu pour ses nombreuses sessions avec des musiciens prestigieux tels que Bruce Springsteen ou encore les Rolling Stones).

- Le batteur Mick Waller.

Sam Mitchell – (guitare 'slide')

- Martin Quittenton (guitare acoustique) et qui cosigne "Maggie May".

- Pete Sears (piano)

- Ray Jackson (mandoline)

Mais un des éléments clefs de l’album est la chanteuse Maggie Bell, membre du groupe écossais Stone The Crows qui effectue une très belle partie vocale sur la plage titulaire de l’album l’excellent "Every Picture Tells A Story".

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Rod Stewart et son award section "Meilleur chanteur britannique" le 15 septembre 1971 lors de la cérémonie des Melody Maker Pop Poll awards.
Rod Stewart et son award section "Meilleur chanteur britannique" le 15 septembre 1971 lors de la cérémonie des Melody Maker Pop Poll awards. Getty

Un grand succès international

L'album Every Picture Tells A Story, à l’instar du single "Maggie May", est un véritable succès et l’album se classe également à la première place des charts anglais et américain.

Le succès de l’album, en plus de propulser Rod Stewart au statut de superstar du rock, permet également de gonfler les ventes de prochain album des Faces A Nod Is as Good as a Wing… To a Blind Horse  (qui sort quelques mois plus tard, fin de l’année 1971), un album sur lequel Rod Stewart signe un autre classique "Stay With Me".

Si Every Picture Tells A Story contient de sérieux morceaux de rock’n’roll, il propose quelques superbes ballades telles que la reprise de Tim Hardin "Reason To Believe" mais aussi le superbe "Mandolin Wind".

"Reason To Believe" n’est pas la seule reprise présente sur l’album, Stewart reprend également ici le "That’s Al Right" d’Arthur Crudup (titre popularisé dans les 50’s par Elvis Presley), "Tomorrow Is A Long Time", un titre de Bob Dylan, encore inédit à l’époque, ainsi que le "(I Know) I’m Losing You", popularisé par les Temptations et le groupe Rare Earth dans la fin des années 60 et le début des années 70.

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