Belgique

Explications ou règlement de comptes au MR ce lundi?

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13 déc. 2021 à 08:21Temps de lecture2 min
Par Carl Defoy

Le lundi, c’est traditionnellement le jour où les partis font le point. Mais aujourd’hui, tous les regards se tournent vers le MR particulièrement agité ces derniers jours à propos du projet de décret fiscal de Jean-Luc Crucke.

A l’entrée du bâtiment de la Toison d’Or, siège du MR, l’ambiance n’est pas vraiment à la fête. La semaine dernière, les députés wallons ont, dans un premier temps, refusé le décret fiscal de leur ministre. Jean-Luc Crucke s’est pourtant arc-bouté sur son projet, soutenu en cela par le gouvernement. Le texte a finalement franchi le stade de la commission mais cela laisse des traces.

Forcés et contraints

Pour ne pas fragiliser la majorité, les députés libéraux ont accepté de voter le projet de décret mais ils ont eu des mots très durs. Soutenus par leur président de parti, ils ont dit tout le mal qu’ils pensaient de l’initiative du ministre et de son obstination. Ce matin, on va donc probablement solder quelques comptes en interne cette fois.

Entre reproches…

A l’entrée du siège libéral, les déclarations restent mesurées mais elles laissent transpirer l’idée d’une franche discussion. Jean Paul Wahl, chef de groupe libéral au Parlement wallon nous confie : "Nous avons voulu protéger la majorité mais […] ça va laisser des traces […] ça ne peut plus se reproduire, ce serait totalement impensable, ça ne serait pas acceptable." Même inclination du côté de David Clarinval. Le ministre fédéral estime que son collègue s’est entêté alors qu’il avait reçu des signaux clairs.

… et soutien

Le seul soutien public qu’on enregistre en faveur de Jean-Luc Crucke vient de Denis Ducarme. "J’ai un peu mal à mon parti", a-t-il déjà fait savoir. A notre micro, il ajoute : "Ce n’est pas normal qu’il y ait des mots aussi blessants à l’égard de Jean-Luc Crucke". Et à la question de savoir si ce dernier est affaibli, il rappelle : "C’est quelqu’un de fort au sein du MR. Il est le 3e libéral dans les sondages d’opinion et il reste très soutenu, en ce compris par moi."

Tensions et puis ?

Jean-Luc Crucke est tout de même lâché par son président. Il n’est plus soutenu non plus par les députés wallons. Sa position est donc très délicate.
Mais si le MR s’avise de trancher dans le vif dès aujourd’hui, il expose une nouvelle fois les tensions qui l’animent. Après le couac de la tentative avortée de débarquer du gouvernement wallon une autre libérale, Valérie De Bue, cela risque de faire une vague de trop. On table donc plutôt sur un désamorçage de la crise.

 

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