Formule 1

F1 Australie : la galère Mercedes se poursuit, "11e après un bon tour, ce n’est pas ce à quoi vous vous attendez dans une Mercedes"

© AFP or licensors

Par Thibaut Rinchon

L’écurie Mercedes connaît un début de saison particulièrement compliqué. Lewis Hamilton (3e à Bahreïn et 10e en Arabie saoudite) et George Russell (4e et 5e lors des deux premiers GP) doivent faire avec une monoplace qui n’est assurément pas (encore) au niveau de celle des principaux rivaux, Ferrari et Red Bull. Et le week-end de l’équipe huit fois championne du monde des constructeurs s’annonce encore une fois très périlleux. Il n’y aura pas de miracle selon George Russell : "Après les deux premiers GP, on a essayé de comprendre les soucis de notre W13 et chaque jour qui passe nous permet d’en avoir une meilleure compréhension, mais cela ne se résout pas en quelques courses. Il nous faudra du temps. Pour l’heure, la voiture est trop lourde, il faut qu’on l’allège. Le marsouinage (l’effet de rebond que subissent les F1 2022) affecte énormément notre performance. Il s’agit clairement de notre plus grand problème pour le moment."

Pas beaucoup plus d’optimisme du côté de Lewis Hamilton à l’aube de ce troisième rendez-vous de la saison. "On a apporté de petites modifications, mais c’est impossible de résoudre nos problèmes d’un seul coup, donc ne vous attendez pas à quelque chose de révolutionnaire ce week-end", conclut le septuple champion du monde.

Confirmation des maux de la W13 après les deux premières séances d’essais libres sur le tracé de l’Albert Park. Lewis Hamilton s’est classé 7e et 13e tandis que Georges Russell a placé la deuxième Mercedes au 12e puis au 11e rang. Mais dans les deux séances, l’écart par rapport aux avant-postes dépasse la seconde, un véritable gouffre en F1.

"Il y a un certain nombre de voitures du milieu de plateau qui nous devancent et surtout l’écart qui nous sépare de Ferrari et Red Bull est assez important", poursuit RussellMais cela n’est que la confirmation du rythme actuel des deux flèches d’argent. "À Bahreïn on était une demi-seconde en retrait, à Djeddah cet écart était plus proche d’une seconde pleine. Le comportement de la voiture reste compliqué. Le marsouinage est le plus important que j’ai ressenti depuis le début de saison essentiellement au virage 9 ici à Melbourne."

Le jeune Britannique abordera donc à nouveau ce week-end de course en tentant de limiter les dégâts. "5e et 6e en qualification c’est notre position actuelle. Il faut qu’on fasse le gros dos en ce début de saison, qu’on récolte le maximum de points jusqu’à ce qu’on parvienne à améliorer notre voiture. Je continue à prendre du plaisir au volant mais évidemment ce serait davantage le cas si on était au sommet de la feuille des temps. Quand vous estimez avoir fait un bon tour et que vous voyez que vous êtes 11e, ce n’est pas vraiment ce que vous espérez que vous roulez dans une Mercedes."

Même constat du côté du septuple champion du monde Lewis Hamilton : "Pointer à 1,2 seconde après un tour correct, c’est assez compliqué."

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