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Face aux fortes chaleurs, la déshydratation menace : quels sont les premiers symptômes ? Comment l'éviter ?

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18 juil. 2022 à 13:59Temps de lecture3 min
Par Isabelle Huysen

Nourrissons et personnes âgées sont certainement les plus menacés par la déshydratation. Mais pendant ces journées de température caniculaire, nous pouvons tous en être victimes. La déshydratation peut être légère. Mais elle peut être aussi sévère et avoir des effets graves. Alors, comment savoir si la déshydratation nous guette ? Quels sont ses effets ? Comment l’éviter ? Que boire ? Autant de questions auxquelles nous allons tenter de répondre.

Des symptômes à ne pas négliger

Une bouche et une gorge sèches, ce sont les premiers symptômes de la déshydratation. A ce stade-là, on peut encore parler de déshydratation légère. Mais selon l’âge de la personne et l’intensité de son exposition à la chaleur, la déshydratation se manifestera sous différentes formes. Comme nous l’explique le docteur Mohamed El Kaissi, coordinateur du service des urgences au Grand Hôpital de Charleroi : " Ça peut aller de crampes dans le cas, par exemple, de jeunes qui font du sport sous le soleil, jusqu’à l’épuisement, des vertiges, des troubles de la vision chez des personnes plus âgées. Quand il y a ce qu’on appelle un coup de chaleur, avec une élévation importante de la température, alors il peut y avoir aussi de la confusion, des pertes de connaissance."

Ce sont les personnes âgées qui sont les plus sujettes à la déshydratation car souvent, elles ne ressentent pas le sentiment de soif. Et l’absence de cette perception peut avoir des conséquences graves et peut même être mortelle.

Il faut aussi surveiller particulièrement les nourrissons. Mais comment voir s’ils ne sont pas suffisamment hydratés ? "Chez les nourrissons, le manque de tonus y est signe de déshydratation", explique le docteur El Kaissi. Leur faire boire de petites quantités de façon régulière permet d’éviter tout problème. Chez les jeunes enfants, il est aussi important de leur rappeler qu’ils doivent s’hydrater.

Les conseils à suivre

Pour éviter la déshydratation, il convient avant tout d’éviter tout effort en pleine chaleur. Ne pas faire de sport quand il fait plus de 35 degrés, c’est évident.

Le problème, c’est que parfois, on n’a pas le choix. Pensons, par exemple, aux ouvriers qui travaillent dans la construction. " Ajouter un peu de sel dans sa boisson est une bonne solution ", conseille Mohamed El Kaissi.

Et puis évidemment, boire de l’eau, beaucoup d’eau : au moins un litre et demi par jour et, de préférence de l’eau plate. Et ne pas attendre d’avoir soif pour boire. L’idéal est de boire souvent de petites quantités. Et quand on en a marre de l’eau plate, pourquoi pas faire infuser des fruits dans de l’eau ?

Attention : il y a des boissons à éviter à tout prix lors de pics de chaleur: ce sont toutes les boissons alcoolisées, ainsi que le café et les boissons trop sucrées.

D’autres boissons peuvent-elles être aussi conseillées ? Il y a quelques années, des chercheurs de l’université St Andrews en Ecosse, ont réalisé une étude dont le résultat est inattendu : selon eux, la meilleure boisson pour éviter la déshydratation, c’est le lait écrémé ! Malheureusement, nous n’avons trouvé personne pour confirmer ou infirmer cette proposition !

Les hôpitaux face au pic de chaleur

Alors, faut-il craindre un afflux de personnes aux urgences en raison de ce pic de chaleur ? "Chez les jeunes, les lésions s’installeront vite et ils arriveront directement aux urgences", explique le docteur El Kaissi. "Mais les personnes âgées ou qui ont une maladie chronique risquent d’arriver quelques jours plus tard."

Dans certains hôpitaux, on a mis au point un plan interne "fortes chaleurs". C’est le cas du Centre Hospitalier Régional Sambre et Meuse, où ce plan a été enclenché depuis le 12 juillet dernier déjà. T

rois types de patients y sont particulièrement surveillés : les personnes en gériatrie, les jeunes mères et les enfants hospitalisés en pédiatrie. Pour ces patients-là, un bilan hydrique est établi chaque jour. Le poids des nourrissons, par exemple, est suivi de très près : on pèse même parfois les langes pour surveiller ses quantités d’urine.

Mais des dispositions pratiques sont également prises, comme l’eau à disposition sur les plateaux-repas, la surveillance de la température dans les différents locaux.

Chaleur et covid

Il a fallu aussi concilier chaleur et covid. Comme l’explique Alexandre Hebert, directeur médical du CHRSM, site Sambre : " On le sait, ventilateur et covid ne font pas bon ménage. Aujourd’hui, ils ne sont pas interdits, mais ils ne peuvent fonctionner qu’à faible vitesse, ne pas être dirigé sur le patient et demandent le port du masque. "

Dans cet hôpital, pour l’instant, le service des urgences n’a pas constaté d’augmentation du nombre de patients due à la chaleur. Mais les urgentistes y sont très attentifs lors des examens cliniques effectués.

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