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Faire revenir le public, faire revenir les artistes: dans Liège en Prime, les défis de l'après-crise avec Daniel Weissmann, directeur général du philharmonique

Liège en Prime: Daniel Weissmann

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Est-ce le "retour à la normale", pour la vie culturelle liégeoise ? Oui et non. Les cinéphiles continuent sans doute de bouder les salles obscures, et les chiffres de ce printemps restent en dessous des habitudes de fréquentation. Mais parmi les organisateurs de concerts, en revanche, les responsables de billetterie affichent le sourire. C’est le cas, à l’orchestre philharmonique. Comme l’explique Daniel Weissmann, dans "Liège en Prime" de ce samedi, les opérateurs assistent à un double phénomène : les gens réservent leurs places, mais ils sont plus nombreux qu’auparavant à ne pas venir au jour dit. A cause peut-être d’une surabondance de l’offre : tout le monde s’engouffre simultanément dans les réouvertures et les reprises d’activités. Un casse-tête pour ce directeur général de l’OPRL qui, lors de son entrée en fonction voici huit ans, avait annoncé qu’il entendait gérer l’institution, et ses subventions publiques, comme son portefeuille les désarrois des musiciens qui ont interrompu leurs carrières ou qui sont pris d’une frénésie d’engagements, Daniel Weissmann évoque sa mission de service public, et la nécessité de gérer son orchestre "comme son portefeuille ".

Il doit encore jongler avec les disponibilités des musiciens qu’il a fallu déprogrammer pendant la pandémie et qui sont sollicités de toutes parts, et avec les défections de celles et ceux qui n’ont pas supporté cette longue période où leur métier a été considéré comme non-essentiel. Daniel Weissmann, qui a plusieurs fois dénoncé les mesures sanitaires aveugles qui ont frappé le secteur, pose un regard lucide sur l’après-crise.

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