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Les secrets du métier

Fédération Wallonie-Bruxelles : les arts de la rue, des arts pas comme les autres

Des marionnettistes en rue

La Fédération Wallonie-Bruxelles s’intéresse de près à tout ce qui représente la culture de notre royaume. Les arts de la rue, trop souvent méconnus par le peuple belge, sont pourtant pratiqués par de plus en plus d’artistes en Belgique. Joëlle est allée à la rencontre de l’un d’entre eux, Didier Balsaux, directeur artistique et comédien de la compagnie “Les Royales Marionnettes”, théâtre de marionnettes itinérant.

Pour Didier Balsaux, être artiste n’a pas toujours été quelque chose d’évident.

On m’avait laissé penser que vivre de ce métier-là, ça n’allait pas être facile. Ça ne l’a pas été en effet mais c’est devenu possible avec le temps.

Didier explique que pour devenir marionnettiste on se forme au cours d’un parcours académique mais que cela n’a pas été son cas. "Mon père travaillait comme bénévole dans un théâtre de marionnettes bien connu de la région liégeoise. Il était bénévole au musée de Tchantchès, donc il m’emmenait là quand j’avais deux mois. A sept ans je suis passé dans les coulisses, à quinze ans je jouais mon premier spectacle”, explique ce passionné qui depuis lors n’est jamais resté bien loin de ses pantins !

Il existe différents types d’arts en matière de marionnettes, et celui dans lequel il excelle, c’est celui de la marionnette traditionnelle. Un art qui existe depuis des millénaires ! Selon ce passionné, l’objectif de base de la marionnette traditionnelle est politique :

La marionnette traditionnelle, au départ, c’est quand même un art qui est là pour contourner la censure. C’est un art qu’on applique là où le comédien ne peut pas s’exprimer librement et où on peut dire “Ce n’est pas moi qui l’ai dit, c’est elle [ndlr : la marionnette] et donc on peut lui faire dire des choses extrêmement graves en fait, avec de la distance, et ça c’est merveilleux.

Didier se dit insensible aux compliments et confie ne pas être à la recherche de la reconnaissance, néanmoins il garde en mémoire un merveilleux compliment reçu de la part d’une maman après un spectacle :

Elle est venue me trouver en pleurs à la fin du spectacle pour m’annoncer qu’elle n’avait jamais entendu parler son enfant avant, qu’il était autiste. Je ne m’étais rendu compte de rien.

C’est ça aussi, la magie du spectacle !

Envie d’en savoir plus ? Les capsules "Les secrets du métier" sont diffusées les dimanches à 20h08 sur La RTBF et disponibles à tout moment sur Auvio.

Les secrets du métier

20 - Artiste de rue, un métier pas comme les autres

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