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Fiertés LGBT+ et révocation du droit à l'avortement : des dizaines de milliers de personnes à Toulouse et Marseille

02 juil. 2022 à 15:17Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Maud Wilquin

Des dizaines de milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, ont participé samedi sous la chaleur, dans les rues de Toulouse et Marseille, à la marche des Fiertés LGBT+, ont constaté des journalistes de l'AFP.

A Toulouse, avant de parcourir les rues du centre de la Ville rose, plus de 10.000 participants - selon la préfecture - ont dansé et applaudi sur la place du Capitole des orateurs les invitant à "jouir sans entraves" et à lutter contre "la honte, l'ignorance, la violence" anti-LGBT+.

"C'est avec les pédales qu'on avance", "Bravo les lesbiennes!" ou "Jésus a dit d'aimer tout le monde. Je l'ai pris au mot", pouvait-on lire sur des pancartes, au milieu des drapeaux arc-en-ciel.

Ambre Barthès, 23 ans, voudrait "donner de la visibilité au mouvement". "Il y a l'homophobie mais aussi le racisme. Et il y a encore beaucoup d'inégalités sociales et beaucoup d'agressions", ajoute-t-elle.

Loan El-Haïna, 23 ans, vient "soutenir les personnes transgenres. Beaucoup d'entre elles n'osent pas le dire pour ne pas perdre leurs proches". "Ce n'est pas notre faute si on n'est pas né dans le corps qui nous était destiné à la base", poursuit-elle.

Blue, 23 ans, également très contente d'être à cette "Pride normale", regrette toutefois que les marches des Fiertés alternatives ne soient "pas encore assez connues".

Ces dernières années, outre les manifestations habituelles, des marches alternatives sont apparues, affichant d'autres slogans et revendications, souvent plus contestataires.

Le 4 juin, un millier de personnes ont ainsi défilé à Saint-Denis près de Paris pour la deuxième "pride des banlieues". 

Et le 19 juin ils étaient, selon les associations, quelque 50.000 à Paris à la "Pride radicale" anticapitaliste et antiraciste.

Revendiquer le droit à l'IVG

A Marseille, deuxième ville de France, la marche a aussi servi à revendiquer le droit à l'IVG, remis en cause aux Etats-Unis. Louane Tendero, étudiante de 17 ans, a défilé avec un cintre tâché de peinture rouge, "pour représenter la violence d'un avortement clandestin". Hétérosexuelle, la jeune femme participe à la Pride "depuis toute petite, avec (s)es parents".

Dans le cortège arc-en-ciel de 12.000 personnes selon la préfecture de police, des associations de personnes transsexuelles, de lesbiennes, étaient rejointes par des militantes féministes et des défenseurs des droits humains.

Parmi eux, Jean-Louis Rougeron, relais LGBTI+ d'Amnesty International, a mis en avant la menace particulière sur les droits en Ukraine: "Alors que l'homophobie s'atténuait en Ukraine, l'invasion russe risque de menacer ces progrès", s'est-il inquiété auprès de l'AFP.

Pour Philippe Murcia, 47 ans, "ce qui se passe actuellement dans divers pays du monde montre que la notion de droits acquis est remise en question". Ce Marseillais s'inquiète notamment, en France, "de courants réactionnaires qui ont un agenda très précis de remise en cause de ces droits un par un".

Des élus de la municipalité de gauche et écologiste ont rejoint le cortège, comme le maire Benoît Payan et le tout nouveau député insoumis, Manuel Bompard.

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