RTBFPasser au contenu

Regions

Flou total dans les communes autour du permis de détention pour acquérir un animal

Flou total dans les communes autour du permis de détention pour acquérir un animal

À partir du 1er juillet, si vous habitez en Wallonie et que vous voulez adopter un animal de compagnie, il vous faudra un permis. Que ça soit un chat, un chien, un canari ou même un poisson rouge, vous devrez récupérer auprès de votre administration communale une attestation prouvant que vous n’avez pas été déchu par la justice du droit de détenir un animal de compagnie.

Problème, à quelques jours de l’entrée en vigueur de la mesure, les communes qui ont récemment reçu une circulaire ministérielle sont toujours dans le flou. C’est notamment le cas à Tournai.

Pas d’accès au fichier central

"Nous n’avons pas reçu d’exemple de certificat. On ne sait donc pas à quoi cela ressemble. On n’ignore aussi qui devra s’occuper de cette tâche. Le service de la population ? Le service de bien-être animal ? ", s’interroge Sylvie Liétar, échevine du bien-être animal à Tournai.

Par ailleurs, pour pouvoir distribuer les certificats, les communes ont besoin d’avoir accès au fichier central de la Région wallonne. Ce fichier reprend les données des personnes connues pour maltraitance animale. Il pourrait ne pas être accessible avant mi-2023. "C’est un sujet très sensible car c’est en relation avec les données personnelles. On ne peut pas diffuser ces informations à n’importe qui. On est dans le flou. Tant qu’on n’a pas ces informations, on ne peut pas être prêt", précise-t-elle.

Dans les communes, on dénonce un manque de communication de la ministre en charge du bien-être animal Céline Tellier. "Avec de nombreux collègues dans d’autres communes, cela fait des mois qu’on essaye d’interpeller la ministre, en vain", glisse-t-elle.

Une solution temporaire a été imaginée

Du côté du cabinet de la ministre Céline Tellier, on temporise. Une solution temporaire a été imaginée en attendant le fichier central. "En Wallonie, seulement 40 personnes environ ont été condamnées pour maltraitance animale. Elles vivent dans une trentaine de communes. Les communes concernées vont donc recevoir une liste avec des informations pour leur permettre de reconnaître ces personnes. Si une commune ne reçoit pas l’information, c’est qu’elle n’est pas concernée". Le cabinet ajoute que consignes seront délivrées pour respecter la réglementation sur la protection des données.

 

Sur le même sujet

il y a 6 heures
3 min

Articles recommandés pour vous