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France : après les propos de Macron sur les discriminations, deux syndicats de police appellent à ne plus faire de contrôles d'identité

France : après les propos de Macron sur les discriminations, deux syndicats de police appellent à ne plus faire de contrôles d’identité
05 déc. 2020 à 10:26Temps de lecture2 min
Par Belga

Les deux principaux syndicats français de gardiens de la paix, Alliance et Unité SGP ont protesté samedi contre les propos d’Emmanuel Macron concernant la question des contrôles au faciès et les discriminations, l’un d’eux appelant les policiers à "ne plus faire de contrôles d’identité".

"Non, la police n’est pas raciste et elle ne choisit pas sa délinquance", a lancé le syndicat Alliance dans un tract et une vidéo diffusés sur les réseaux sociaux. Il y dénonce "la défiance de l’Etat vis-à-vis des policiers", des "allusions douteuses sur les actions des policiers". "La présomption de culpabilité de racisme ou de contrôle au faciès n’aura pas lieu", assure-t-il, mettant en garde : "C’est honteux. Le président aura la police qu’il mérite".

Alliance appelle les policiers à "ne plus faire de contrôles d’identité".

De son côté, Unité SGP se demande "sur quelle statistique ethnique, interdite et inexistante en France est basée" l’affirmation du chef de l’Etat sur la question des contrôles au faciès, dans un tract diffusé sur Twitter.

"Il semble beaucoup plus simple d’accuser les policiers que de reprocher aux politiques des 50 dernières années d’avoir cloîtré des populations dans les banlieues, loin, pour ne pas les voir, et ce sans mixité", ajoute-t-il.


►►► À lire aussi : Une manifestation contre la proposition de loi française sur la sécurité globale prévue ce samedi à Bruxelles


Vendredi, sur le média en ligne Brut, Emmanuel Macron a expliqué vouloir regarder en face la question des contrôles au faciès. "Aujourd’hui quand on a une couleur de peau qui n’est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé […] On est identifié comme un facteur de problème et c’est insoutenable", a regretté le chef de l’Etat.

Il a promis le lancement en janvier d’une plateforme nationale de signalement des discriminations, gérée par l’Etat, le Défenseur des droits et des associations.

Le chef de l’Etat a par ailleurs récusé le terme de "violences policières", le jugeant politisé. "Il y a des policiers qui sont violents, et "qu’il faut sanctionner", a-t-il dit.

La police est sous le feu des critiques après plusieurs affaires de violences policières, dont le tabassage du producteur de musique Michel Zecler et l’évacuation controversée d’un camp de migrants place de la République.

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