France : l'ex-militaire en fuite a été interpellé et neutralisé, annonce le ministre de l'Intérieur

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31 mai 2021 à 09:43Temps de lecture4 min
Par AFP

L'ancien militaire armé et recherché depuis dimanche en Dordogne a été interpellé lundi et blessé lors de son arrestation, a indiqué le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur Twitter.

L'homme a été "neutralisé", a écrit le ministre, félicitant les gendarmes et "en particulier le GIGN" pour leur "action déterminante". De source proche de l'enquête, l'homme a été "blessé par balles"

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Selon le préfet de Dordogne, Frédéric Perissat, il a été "blessé par un tir de riposte". Il se trouve "entre les mains du service d'incendie et de secours pour sa prise en charge médicale", a ajouté le préfet lors d'un point presse.

Lors de l'arrestation, il a "ouvert le feu à plusieurs reprises sur les hommes du GIGN", a ajouté le général Pétillot, commandant de la région de gendarmerie de Nouvelle Aquitaine. "Il était toujours dans la logique suicidaire" et se trouvait en "bordure" de la zone de recherches", a-t-il encore dit, précisant que ses blessures étaient "graves".

Appel à témoins

Ce lundi matin, la gendarmerie avait diffusé un appel à témoins avec la photo et l'identité de l'ex-militaire armé retranché dans une forêt en Dordogne, le décrivant comme un "individu dangereux, activement recherché par les forces de l'ordre pour tentative d'homicide".

La photo de Terry Dupin, né le 14 avril 1992, cheveux rasés sur les côtés et longue barbe, avec comme signalement : "1,83m, corpulence athlétique, type caucasien, porteur d'une barbe" a été diffusée sur les réseaux sociaux.

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La traque pour retrouver cet homme, quatre fois condamné pour violences conjugales, et réfugié depuis plus de 24 heures dans une forêt cernée par les forces de l'ordre au Lardin-Saint-Lazare a donc pris fin, après de longues heures de recherches.

"Cette nuit, on a continué les ratissages avec les outils que l'on peut utiliser la nuit et nous continuons sur la même stratégie pour toute la journée. On travaille de manière très méthodique, systématique", avait précisé à la presse lundi matin le préfet de Dordogne Frédéric Périssat.

"Il y a une relève ce matin mais le dispositif reste le même, un dispositif que l'on qualifie de robuste que l'on va maintenir dans la durée s'il faut", a vait pour sa part affirmé la gendarmerie à l'AFP.

Plus de 300 gendarmes

Depuis dimanche, les GIGN de Toulouse et de Satory, en région parisienne, et plus de 300 gendarmes ainsi que des équipes cynophiles, appuyés par sept engins blindés et sept hélicoptères, ont tenté de débusquer cet homme de 29 ans, réfugié dans une zone escarpée, pierreuse et boisée, difficile d'accès, de quelque 4 km2.

L'ex-militaire, qui a été dans l'armée de 2011 à 2016, et a appartenu au régiment d'infanterie de Brive, dispose "d'une arme de grande chasse, une arme puissante et qui est effectivement une arme dangereuse", avait précisé dimanche à la presse le général André Pétillot, commandant de la région de gendarmerie de Nouvelle Aquitaine. 

 Les habitants ont été confinés 

Selon une source proche du dossier, il s'agissait d'une Winchester de calibre 30-30, dont il a fait usage à plusieurs reprises dans sa fuite contre les forces de l'ordre, endommageant gravement deux véhicules de service de la gendarmerie.

Le drame avait commencé dans la nuit de samedi à dimanche : cet homme déjà condamné quatre fois pour des violences conjugales sur son ex-compagne, mère de ses trois enfants, se présente au domicile de cette dernière. Il commet des violences sur celle-ci et tire sur son nouveau compagnon, sans l'atteindre, selon la gendarmerie.

Dimanche soir, la procureure de Périgueux, Solène Belaouar, a annoncé l'ouverture de deux enquêtes distinctes, l'une pour violence sur son ex-compagne et tentative d'homicide sur l'homme qui était avec elle et sur qui il a tiré sans l'atteindre; l'autre pour tentative d'homicide sur personnes dépositaires de l'autorité publique, c'est-à-dire les gendarmes. 

Interpeller le suspect en vie

L'objectif restait d'interpeller le suspect "en vie", comme l'avait affirmé dimanche le général André Pétillot, commandant de la région de gendarmerie de Nouvelle Aquitaine. Et "de retrouver cette personne sans exposer de vies humaines", a déclaré à la presse lundi matin le préfet Frédéric Périssat.

Dimanche matin, les gendarmes avaient eu des contacts téléphoniques avec le suspect, doté d'un bracelet électronique, mais ensuite plus rien.

Dans la zone où il s'était  réfugié "le contact a(vait) été établi à plusieurs reprises de manière sporadique mais cela s'est ensuivi de coups de feu de l'individu. Chaque fois qu'il y a eu contact il a ouvert le feu", avait détaillé dans l'après-midi le préfet de Dordogne. Il a tiré sur les militaires (et) les engins blindés", a précisé le général Pétillot.

Ecole fermée

Les quelque 1.800 habitants du village ont dû prendre leur mal en patience. L'école de la commune est restée fermée, les transports scolaires interrompus tandis qu'un système de distribution de repas pour les personnes âgées avait été organisé.

Le préfet a rencontré lundi matin la maire du village, Francine Bourra "pour voir comment va fonctionner la journée, comment ça se passe avec les personnes qui sont confinées".

"Notre objectif c'est de pouvoir permettre à la population de retrouver une vie normale", a indiqué la gendarmerie.

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