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France : Nordahl Lelandais reconnaît avoir "bien donné la mort" à Maëlys, lors de son premier jour de procès

31 janv. 2022 à 07:23 - mise à jour 31 janv. 2022 à 20:05Temps de lecture2 min
Par Africa Gordillo

Nordahl Lelandais était de retour lundi devant une cour d’assises à Grenoble pour répondre de la mort en 2017 de la petite Maëlys De Araujo. Un procès de trois semaines qui s’annonce comme l’un des plus suivis de l’année tant l’affaire captive médias et opinion. L’ancien maître-chien militaire de 38 ans est jugé pour le meurtre précédé de l’enlèvement et de la séquestration de cette fillette de 8 ans en août 2017, ainsi que pour des agressions sexuelles à l’encontre de deux de ses petites-cousines au cours du même été.

Il a reconnu lundi à l'ouverture de son procès avoir "bien donné la mort" à Maëlys, avant de présenter ses "excuses" à la famille de la fillette. "Je veux leur présenter mes excuses, j'ai bien donné la mort à Maëlys, je ne voulais pas lui donner la mort, je vais m'expliquer sur les faits au cours de l'audience", a-t-il déclaré depuis le box en étouffant des sanglots.

Extrait de notre 19h30 :

Tirage au sort des jurés

Déjà condamné à Chambéry en mai 2021 à 20 ans de réclusion pour le meurtre du jeune soldat Arthur Noyer — verdict dont il n’avait pas fait appel — le suspect est attendu tôt lundi au Palais de justice de la ville, où l’audience doit s’ouvrir à 10h00 avec le tirage au sort des jurés et l’appel des témoins. Comme lors du procès de Chambéry, une armée de journalistes devrait l’y attendre : 250 ont été accrédités pour suivre les débats, un chiffre considérable pour ce type d’affaire.

"Le calme avant la tempête médiatique du 31 janvier prochain", ironisait la semaine dernière sur Twitter le procureur général Jacques Dallest, qui assurera le siège du ministère public au cours du procès, en légende d’une photo montrant la salle des pas perdus du palais, déserte.

Cette première journée devrait se poursuivre avec le rapport de la présidente de la cour puis, dans l’après-midi, l’audition de témoins dont une enquêtrice de personnalité. Outre les experts et enquêteurs, une quarantaine de témoins devraient être entendus au fil des audiences. Nordahl Lelandais lui-même ne devrait pas être entendu sur les faits avant le mercredi après-midi.

Une tache de sang

Le suspect, incarcéré à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), devra s’expliquer sur les circonstances qui l’ont conduit à tuer —"involontairement" selon lui — Maëlys De Araujo lors d’une soirée de mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère) dans la nuit du 26 au 27 août 2017. On ignore notamment encore dans quelles conditions la petite fille est montée dans sa voiture. Les circonstances du décès de l’enfant restent aussi entourées de zones d’ombre.

Rapidement soupçonné malgré ses dénégations, l’ancien militaire avait finalement été confondu par la découverte d’une tache de sang dans le coffre de sa voiture. Six mois après les faits, il avait conduit les enquêteurs jusqu’aux restes de sa victime, dans le massif de la Chartreuse.

Il sera également jugé pour agressions sexuelles à l’encontre de deux petites-cousines âgées à l’époque de 5 et 6 ans, ainsi que pour détention et enregistrement d’images pédopornographique.

Le verdict est attendu autour du 18 février – si la pandémie de Covid-19 ne vient pas brouiller les cartes. Nordahl Lelandais encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

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