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France : Omar Raddad n’a pas eu gain de cause

Affaire Omar Raddad : rejet de la deuxième requête en révision de l’ex-jardinier

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13 oct. 2022 à 12:47 - mise à jour 13 oct. 2022 à 13:26Temps de lecture1 min
Par AP avec Belga

La justice a rejeté jeudi la deuxième requête en révision d’Omar Raddad, condamné il y a vingt-huit ans pour le meurtre de Ghislaine Marchal et qui souhaitait un nouveau procès, a appris l’AFP de source judiciaire et auprès des parties.

 

Cour européenne des droits de l’Homme

La commission d’instruction de la Cour de révision a déclaré irrecevable la requête, a indiqué le conseil de la famille de Ghislaine Marchal.

L’avocate d’Omar Raddad, Me Sylvie Noachovitch, s’est dite "scandalisée" par cette décision. "Je ne lâcherai jamais Omar Raddad", a-t-elle affirmé devant la presse, annonçant qu’elle "(saisirait) la Cour européenne des droits de l’Homme".

"Ma détermination est intacte", a encore lancé Me Noachovitch, l’air grave.

L’ex-jardinier marocain avait été condamné en 1994 à dix-huit ans de réclusion criminelle, puis gracié mais pas innocenté.

Il avait été désigné par l’inscription "Omar m’a tuer" tracée avec le sang de la victime, découverte dans une pièce en sous-sol de sa villa de Mougins (Alpes-Maritimes). Une faute de conjugaison qui a placé l’affaire parmi les dossiers criminels les plus célèbres et controversés de France.

Empreintes génétiques

Après un premier rejet il y a vingt ans, Omar Raddad avait déposé une nouvelle requête en révision de son procès le 24 juin 2021, trente ans jour pour jour après la découverte du corps de Ghislaine Marchal, la riche veuve d’un équipementier automobile.

Sa défense fondait ses espoirs sur les progrès scientifiques en matière d’ADN, après la découverte de plusieurs empreintes génétiques sur la scène de crime, dont le profil n’appartenait pas à Omar Raddad.

Un expert sollicité par Me Noachovitch avait estimé que l’un des ADN masculins non identifiés pouvait avoir été déposé lors des faits et non lors d’une "pollution" ultérieure, notamment par un enquêteur.

Cette expertise faisait partie d’un des "éléments nouveaux" présentés par la défense d’Omar Raddad à la commission d’instruction et susceptibles selon elle de faire naître un doute sur la culpabilité de l’ex-jardinier.

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