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Bon à savoir

Francis la tempête n’est pas français : qui donc a choisi son nom ?

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26 août 2020 à 08:012 min
Par X.L. avec S.F.

Ne l’appelez pas Francis la tempête, mais bien "Storm Francis": la tempête qui a soufflé sur les îles britanniques et a atteint ce mardi soir les côtes française et belge a en effet été baptisée par les météorologues du Royaume-Uni.

D’origine latine et très populaire en France dans les années '50, "Francis" est en effet la forme anglaise de François qui s’est répandue en Grande-Bretagne au début du XVIe siècle.

 

Tempêtes mais aussi cyclones et ouragans portent, depuis plusieurs décennies, des prénoms d’homme ou de femme. Le but, permettre de communiquer plus facilement et plus clairement avec le public. Donner un nom permet d’éviter les confusions et facilite leur identification lors de messages d’alerte à destination notamment du grand public.

Mais qui et comment choisit-on ce nom ?

En Europe, un accord existe entre différents services météorologiques nationaux afin de nommer les tempêtes. Ceux-ci sont répartis en trois groupes. Chaque groupe établit sa propre liste de noms. Celui qui est finalement attribué dépend du pays au-dessus duquel la tempête atteint le code orange. Une fois que celle-ci est affublée d’un patronyme, ce dernier est repris par tous les autres pays, y compris ceux des autres groupes.

Concernant la Belgique, notre pays a été associé au groupe sud-ouest de l’Europe, qui comprend la France, l’Espagne et le Portugal. Un autre regroupe quant à lui les Pays-Bas, l’Irlande et le Royaume-Uni.

Chaque groupe dresse une liste de noms pour chaque nouvelle saison, avec des prénoms masculins et féminins en alternance. Et c’est le groupe de pays qui a eu en premier lieu le code orange sur son territoire qui définit le nom. Ici, la tempête est apparue d’abord à l’ouest des îles britanniques, d’où son nom "Storm Francis"…

 

 
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Quid des autres pays ?

Malgré ce système de dénomination, certains continuent à la jouer perso, les Allemands par exemple qui continuent à se reposer sur l’Université libre de Berlin afin de nommer anticyclones et dépressions, qui plus est par le biais de leur programme payant "Adoptez un vortex".

Quant aux pays nordiques, ils œuvrent de leur côté sans réellement collaborer. À terme, beaucoup souhaitent un système global européen afin de faciliter la transmission et l’identification des tempêtes.

La tempête Francis sur les côtes de Portland, au Royaume-Uni, le 25 août 2020

La tempête Francis sur les côtes de Portland, au Royaume-Uni, le 25 août 2020

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