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« Frankenstein » : Du roman de Mary Shelley à la table du théâtre d’objet

© Marie Françoise Plissart

24 févr. 2022 à 12:25Temps de lecture2 min
Par François Caudron

Créé en 2018 dans les Ateliers de la Monnaie, le spectacle de la compagnie Les Karyatides mêle les voix du chant lyrique à la précision du théâtre d’objet. Une canne à pêche, un buste de Beethoven, de vieilles poupées de porcelaine, l’histoire du docteur Frankenstein se raconte à partir des plus petites choses. " Frankenstein " est repris du 4 au 12 mars au Théâtre Les Tanneurs.

L’une des marques de fabrique de la compagnie Les Karyatides est de revisiter les classiques et de les adapter à la petite table du théâtre d’objet. Plusieurs grands textes comme " Madame Bovary " de Flaubert, " Les Misérables " de Victor Hugo mais aussi des chefs-d’œuvre lyriques comme " Carmen " de Bizet, ont été racontés à travers les objets les plus simples et l’imagination débordante des créateurs de la compagnie.

Frankenstein

Le spectacle a vu le jour en 2018 dans les Ateliers de la Monnaie. La compagnie ouvrait alors, son théâtre aux chanteurs lyriques et à la musique live. C’est sur les compositions de Verdi, Vivaldi, Bizet et Poulenc que le public pouvait observer les objets alors qu’ils s’éveillaient à la vie.

Dans cette production, l’histoire du docteur Frankenstein se raconte à travers les plus petites choses, des objets glanés ci et là, aux puces ou chinés dans les brocantes : un buste de Beethoven, de vieilles poupées de porcelaine, un Christ en croix. Les éléments du décor apparaissent et disparaissent grâce à un système de poulies qui trouve une place dans la scénographie de Claire Farah. Les lumières de Dimitri Joukovsky révèlent la noirceur de l’œuvre et nous guident dans l’obscurité du laboratoire du docteur Frankenstein, un homme qui, anéanti par le décès de sa mère, décide de vaincre la mort, en vain.

" C’est parce qu’il est confronté à la mort que Victor Frankenstein va commencer ses recherches. Tout est très petit pour raconter des grandes choses. La chanteuse est un personnage. Elle incarne la mère qu’il a perdue et qu’il essaie de faire revivre. On est au plus près de la chanteuse. On ressent son souffle et la portée de chaque variation, c’est fascinant ".

Entretien avec Karine Birgé

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L’adaptation est fascinante. Les objets du quotidien s’éveillent à la vie, le chant lyrique leur offre une véritable profondeur véhiculant une foule d’émotions : la solitude, l’abandon, le mystère de l’existence.

Le spectacle " Frankenstein " est repris du 4 au 12 mars au Théâtre Les Tanneurs à Bruxelles. Une production de la cie Les Karyatides.

 

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