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Gamescom 2022 : ces Belges à l’assaut du jeu vidéo

Gamescom 2022 Press Preview Opening

© Ying Tang/NurPhoto/GETTY

29 août 2022 à 10:00Temps de lecture4 min
Par Marine Stroili

La Gamescom 2022 s’est terminée hier soir, avec, mardi passé, son Opening Night Live qui présentait les jeux à venir pour cette année et l’année prochaine. Comme chaque année, le salon international destiné au jeu vidéo, ses éditeurs et ses développeurs se tient à Cologne. On peut y tester des jeux, rencontrer les acteurs et actrices du jeu vidéo, qu’il s’agisse de gros titres connus comme de jeux moins connus et développés par des petites structures, on parle donc de jeux vidéo et studios "indie" (indépendants).

Et la Belgique avait son mot à dire durant ce salon international, notamment parce que le paysage vidéoludique belge est en pleine expansion ces derniers temps, mais aussi parce qu’il n’y avait pas moins de 25 studios de jeux vidéo belges dans le pavillon B2B de cette Gamescom !

A l’assaut de la Gamescom

Stand d’Oucast 2, prochain jeu belge, réalisé par des vétérans du jeu vidéo, qui connaît déjà son succès ! –
Stand d’Oucast 2, prochain jeu belge, réalisé par des vétérans du jeu vidéo, qui connaît déjà son succès ! – © Jean Gréban

Ce pavillon belge était représenté par Wallonia Export, Belgian Games, la Walga (Wallonia Games Association), la Flefa (Flemish Games Association et Wallimage (société anonyme de droit public qui constitue le pôle régional wallon de l’audiovisuel).

L’absence de grands noms du jeu vidéo (Sony, Nintendo) sur place octroyait un avantage précieux pour ces structures et ces studios belges qui désirent se faire connaître dans le milieu. En effet, même si les consommateurs et les businessmen sont facilement alléchés à l’odeur du prochain jeu triple A, ces derniers ont tout autant intérêt à poser leurs regards sur ces productions locales qui seront peut-être les hits de demain.

Le pavillon belge du jeu vidéo à la Gamescom 2022 –
Le pavillon belge du jeu vidéo à la Gamescom 2022 – © Jean Gréban

Après 3 ans d’absence à cause du Covid-19, les studios et éditeurs étaient impatients de pouvoir retourner sur place pour rencontrer de potentiels investisseurs. C’était le cas du pavillon belge dans la zone professionnelle du salon ! Jean Gréban, coordinateur de la WALGA (Wallonia Games Associations) nous explique tout.

"Le pavillon belge était représenté par les trois associations sectorielles du jeu vidéo (wallonne, bruxelloise et flamande) en coordination avec trois agences d’exportation belges. L’appui de ces structures politiques soutient les studios belges qui veulent se faire une place.", déclare-t-il.

Et pour cause, 25 exposants étaient présents sur le pavillon, dont 10 wallons, la majorité des studios se situant en Flandre. Chaque exposant disposait d’un stand d’une taille proportionnelle à son projet de jeu vidéo. Jean Gréban nous explique :

L’objectif de ces studios est de trouver des éditeurs – publishers, en anglais – et comme il n’existe pas d’éditeurs belges, nos studios ont besoin d’en trouver chez les voisins. Nos exposants se doivent de venir avec un dossier béton pour vendre au mieux leur projet : une démo jouable et un dossier de présentation de leur jeu, quels sont leurs besoins financiers, leurs besoins en marketing, etc.

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Pour beaucoup de ces jeunes studios-exposants, il s’agissait d’une grande première après 3 ans d’absence de la Gamescom. Dans la partie B2B du salon, en plus des potentiels investisseurs, des représentants de jeunes studios, venus en tant que visiteurs étaient venus dans le but de s’informer pour une potentielle place dans le pavillon belge l’année prochaine. On peut donc supposer que ce même pavillon jouira de plus d’espace l’année prochaine !

"Notre objectif, annonce Jean Gréban, est de doubler le nombre de studios belges d’ici l’année prochaine. Avec l’extension du Tax Shelter aux productions vidéoludiques belges, on peut y croire."

C’est du bon, c’est du belge !

Et d’ailleurs qui sont ces studios indépendants belges qui présentaient leurs dernières productions chez nos voisins allemands, ce week-end ? Petit catalogue dans le département indie ouvert aux visiteurs et joueurs !

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You Suck at Parking

On commence par ce petit jeu ma foi très dynamique et coloré, publié par Happy Volcano. Comme vous l’aurez deviné à travers les images, le but est de parcourir un circuit semé d’embûches et de plateformes afin de pouvoir se garer correctement en fin de parcours. Mais attention ! Si vous vous stoppez en pleine route, le jeu considère que vous êtes garés ! Il faudra user de vos meilleurs dérapages pour bien viser.

Au sujet de Happy Volcano, il s’agit d’un studio de jeu vidéo basé à Leuven. Le studio avait déjà sorti le jeu The Almost Gone, lequel avait reçu pas mal de bons retours et de récompenses.

En ce qui concerne You Suck At Parking, le jeu est toujours en développement et est prévu pour cette année sur PC, Xbox, Playsation et Nintendo Switch.

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Please, Touch The Artwork

Vous avez toujours rêvé de toucher des peintures dans un musée ? C’est désormais possible dans Please, Touch The Artwork. Il s’agit d’un puzzle game très reposant ! Plus de 160 puzzles vous attendent, derrière lesquels se trouvent des secrets et des histoires. Une bande-son jazzy, de l’art moderne, des puzzles, de quoi vous remuer les méninges pendant des heures.

Le jeu a été réalisé par Thomas Waterzooi, développeur mordu d’art moderne et basé à Gand. Il voit le jeu vidéo comme un médium relaxant, qui fait réfléchir et avec lequel il est possible de bricoler tellement d’histoires.

Le jeu est disponible depuis janvier dernier sur PC, Mac, Linux, Nintendo Switch, Android et iOS.

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SPOOKWARE

Et on arrive sur Spookware, troisième jeu de notre catalogue belge. C’est développé par Beeswax et publié par DReadXP. Il s’agit d’un jeu rempli de mini-jeux axé sur l’horreur et l’angoisse. A nous d’explorer le monde de la vie après la mort où l’on accompagnera les Skelebros vivre leur mort à fond ! Il y a plus de 100 mini-jeux et la direction artistique est assez plaisante (si vous aimez l’horreur, bien sûr).

Derrière ce jeu se cache donc le studio indépendant Beeswax ! Ils avaient déjà réalisé le jeu No Players Online, un jeu d’horreur également, qui avait reçu de bons retours également.

Spookware est disponible depuis vendredi passé, seulement sur PC !

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