Génération 21 : Jelly & Ice Cream

© Jelly & Ice Cream

22 sept. 2021 à 20:05Temps de lecture2 min
Par Pierre Paulus

Je rends aux frangins ce qui appartient aux frangins… À savoir la découverte d’une perle rock dinanto-namuroise unie sous le nom de Jelly & Ice Cream.

Jelly & Ice Cream. Un nom qui colle aux débuts du groupe, guidés par l’innocence de l’enfance et de l’adolescence. Par cette simple envie de faire de la musique en dehors de l’école. Sans rien planifier, sans rien calculer. Cette période durant laquelle tu zones et tu concentres ta vie sur des choses simples : voir tes potes, les aimer, les embrasser, partager une cigarette… Les Jelly’s complètent : " Cela fait écho à la formation de ce groupe. On a commencé enfants, on était très naïfs, d’où le nom de ce groupe… On est parti enregistrer en Angleterre. On s’appelle Jelly & Ice Cream. C’était encore le résultat d’un fantasme, de se dire ouais, on se prend un nom à l’anglaise, ouais on est des gars… Et finalement c’est super enfantin, c’est très doux, c’est très tendre et c’est super maladroit. "

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Les Jelly’s se sentent aussi maladroits quand il s’agit d’évoquer leur horizon musical… Un peu comme cet ado à qui on demande, tout juste sorti de l’école, ce qu’il veut faire dans la vie. Et si le trio d’amis tient à ce que toutes les portes restent ouvertes vers un horizon plus grand, il s’attache surtout à continuer à chercher, à se surprendre, à s’enrichir, au gré des découvertes et du quotidien… Au point de revoir ses rêves les plus fous. De la grandeur de jouer à Werchter à la proximité qui leur tient à cœur…

 

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" C’est par rapport aux émotions qu’on a eues… Avant c’étaient plus des rêves de grandeur car ce sont des rêves que tu ne comprends pas forcément. Ce sont un peu des icônes. Au fond, c’est continuer à faire la même chose, quelque chose qui nous plaît, qui nous ressemble. Ce n’est plus attacher les rêves à d’autres groupes qu’on avait l’habitude de regarder par les vidéos dans une chambre… C’est plutôt faire ce qu’on fait pour l’instant et pouvoir le continuer. Plus des rêves de proximité que de grandeur. "

Une proximité qui transpire et qui s’apprécie à travers Take Me, le dernier titre des Jelly’s. Du tout fait maison, de l’enregistrement au clip. Un exemple de ce qui se fait de meilleur en matière d’autogestion. Je vous encourage à découvrir le clip qui vous ramène en 4 minutes à une nostalgie brute, authentique, d’une tranche de vie où règne l’art de ne rien faire avec les gens qu’on aime : " Il y a beaucoup de choses qui nous taraudent, nous perturbent… La réussite sociale, le boulot, l’argent… Cette chanson, c’est dire à quelqu’un ‘Je veux être avec toi parce que je suis bien avec toi’, ce qui est de plus en plus difficile à dire à certaines personnes. Puis c’est écrit sur le ton de la haine car souvent on se crie dessus quand on s’aime. "

Jelly & Ice Cream sur l’Internet

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