Génération 21 : Light Damage

17 mars 2021 à 21:05Temps de lecture2 min
Par Pierre Paulus

Découverte à la croisée des frontières grâce au groupe belgo-franco-luxembourgeois Light Damage. Un groupe dont la passion pour le rock progressif transcende les frontières étatiques.

Dire que tout a commencé il y a un peu plus de 15 ans maintenant, dans une voiture et dans le sillage de la Convention Prog’Résiste organisée dans l’antre du Spirit 66 à Verviers. Frédérik, à la base et à la basse de Light Damage, se souvient de ce voyage à l’origine de l’aventure musicale qui le lie désormais à quatre autres musiciens…

" Les deux protagonistes de l’époque en ont parlé pendant tout le trajet… L’idée a germé de faire ce groupe de rock progressif alors que c’était à l’encontre des tendances du moment. Puis nous nous sommes dit : au fond, pourquoi pas ? Le guitariste est un vieux fan de rock progressif, et le batteur a davantage de motivation que d’expérience. "

Dans les échappements de ce covoiturage, l’idée continue à cheminer. Progressivement. Les membres fondateurs de Light Damage publient des petites annonces, et le groupe se complète. Au départ, c’est grâce à des reprises que les désormais cinq musiciens apprennent à se connaître.

" Nous reprenions non seulement des classiques du rock progressif tels que Pink Floyd ou Genesis, mais également des titres plus pop, dans lesquels on apportait déjà une petite touche préfaçant les premières compositions. Je me souviens par exemple d’une reprise d’un morceau des Pixies avec toute une partie composée au milieu, juste pour le fun. "

Moins fun : l’annulation d’une tournée qui était prévue il y a un an au Royaume-Uni. Aujourd’hui, tout en travaillant sur les titres d’un nouvel et troisième album, après les sorties de Light Damage en 2009 puis de #Numbers en 2018, le groupe prépare une nouvelle tournée, qui pourrait l’emmener du côté de l’Allemagne et de la Pologne. C’est que Light Damage a déjà eu l’occasion de fouler des scènes au-delà de leurs trois frontières, comme au PPR Festival en Allemagne ou au Summer’s End Festival au Royaume-Uni. Quant à la sortie du prochain album, Frédérik concède qu’il est difficile de se projeter.

" Avec la crise sanitaire, et les horaires de couvre-feu qui varie d’un pays à l’autre, il est très compliqué de se retrouver pour répéter ensemble, et la composition, c’est aussi une affaire de feeling, de jeu ensemble, donc c’est assez compliqué. "

Illustration de ce feeling avec la plage que je vous propose de découvrir : elle s’intitule " Phantom Twin " et est extraite du 2e album de Light Damage.

"Dans ce 2e album, chaque morceau raconte l’histoire d’un personnage à un moment donné de sa vie. Un personnage qui existe ou qui a existé. On ne cite jamais les personnages dont on parle, mais en général, on peut déduire de qui on parle si on met en relation les paroles des chansons, les illustrations qu’il peut y avoir sur la pochette de l’album et les vidéos… Phantom Twin évoque la perte de la jumelle d’un écrivain très connu de sciences-fictions. Il idéalise cette jumelle qu’il a perdue étant enfant sans jamais vraiment atteindre sa perfection. "

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