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Génération "boomerang" : ces jeunes adultes contraints de retourner vivre chez leurs parents

Les enfants boomerang

On connaissait déjà les "Tanguy", ces enfants qui restent vivre chez leurs parents à l’âge adulte. Mais connaissiez-vous les "enfants boomerang" ? Ces enfants qui après quelques années, sont obligés ou désirent revenir vivre chez leurs parents ? On en parle avec Nicolas Evrard, journaliste pour le "Plus Magazine" et chroniqueur dans "La Grande Forme."

Vous souvenez-vous du film "Tanguy" ? Ce film, sorti en 2001, met en lumière avec humour une tendance de société : celle des enfants qui ne veulent pas quitter la maison familiale à l’âge adulte.

Un phénomène qui s’en rapproche mais qu’on connaît moins est celui de "l’enfant boomerang." Soit, les adultes qui retournent vivre chez leurs parents, après une période plus ou moins longue où ils ont vécu seuls ou en couple. C’est un phénomène de plus en plus courant. Chez les jeunes adultes, c’est généralement vécu comme une véritable honte.

Auparavant, quand vous arriviez dans le monde du travail, vous coupiez plus ou moins rapidement le fil de dépendance avec vos parents. "Cette indépendance, aujourd’hui, elle est plutôt mise à mal" explique Nicolas Evrard.

Les jeunes travailleurs ont souvent des emplois précaires ou temporaires, des difficultés à trouver un logement, à contracter un emprunt. S’il y a un enfant, il faut ajouter des difficultés d’organisation. La situation pour les jeunes adultes d’aujourd’hui est plus compliquée qu’il y a 30 ou 40 ans. L’aide des parents reste souvent nécessaire.

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Et dans ce genre de situation, les parents osent rarement dire non. Ce qui ne veut pas dire que la cohabitation va bien se passer… Retourner vivre chez ses parents peut s’avérer difficile. Probablement même plus que si l’enfant n’était jamais parti de la maison.

Chacun a vécu un peu de son côté, a eu ses petites habitudes, son espace personnel. Il faut retrouver une manière de vivre ensemble. A court terme, ça ne pose généralement pas de problème. Mais si la cohabitation se prolonge, la situation risque rapidement de devenir problématique.

Comment éviter que ça ne dégénère ?

  • Baliser au plus vite possible la cohabitation. Il faut établir des règles, et il ne faut pas avoir peur d’aborder tous les sujets : l’heure des repas, une éventuelle participation financière, la répartition des tâches domestiques. Il faut aussi aborder les sujets plus délicats. Un exemple : c’est votre maison, vous êtes libre de dire à votre fils ou votre fille de 35 ans qu’il ne peut pas ramener son rencard d’un soir. Il faut oser en parler en amont.
  • Limiter la cohabitation dans le temps. On laisse le temps à l’enfant de reprendre son souffle. Mais on met d’emblée une date limite, qui permet de souligner le caractère provisoire du retour. Si la cohabitation se passe bien, rien ne vous empêche de faire sauter cette date limite par la suite. Mais si elle se passe mal, c’est plus facile de prendre sur soi jusqu’à la date butoir.

En tant que parent, vous restez libre de dire non, ou stop. "C’est juste important, dans ce cas-là, de souligner que ça ne veut pas dire que vous refusez d’aider votre enfant, ou de le soutenir, mais simplement qu’il va falloir trouver une autre façon de le faire. Et avec un peu de créativité, vous pouvez y arriver" ajoute Nicolas Evrard.

Retrouvez "La Grande Forme" en direct du lundi au vendredi de 13 heures à 14h30 sur VivaCité. Vous avez manqué l’émission ? Nous vous invitons à la revoir sur Auvio ainsi que sur différentes plateformes de Podcast.

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