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Regions Liège

Georges Goldine, l’ancien échevin liégeois des musées, n’est plus

Georges Goldine, une certaine idée des amitiés franco liégeoise
05 mars 2022 à 12:28Temps de lecture1 min
Par Michel Grétry

Avec son allure volontiers vieille France, il a incarné, pendant des années une certaine idée de la grandeur principautaire. Il a été l’homme du mois de la francité, au début des années septante, qui a voulu continuer à placer la cité ardente sur la carte du monde, du moins francophone. Il a été l’initiateur des grandes expositions d’art moderne. Mais sous son côté très rond, voire rondouillard, il a été un habile politicien, puis un redoutable homme d’affaires.

Il a été longtemps le ciment de l’alliance libérale et socialiste à la tête de la ville. Puis il a été la cheville ouvrière, avec le baron Benoît de Bonvoisin, de l’arrivée de la multinationale CGE en région liégeoise, intéressée à la privatisation des ressources en eau de la région wallonne. Il a installé sa tête de pont à l’hôtel de Sélys Longchamps, sans totalement réussir à le réhabiliter. Et pour cause : il a été emporté alors par le scandale des horodateurs, une sulfureuse affaire de corruption pour gérer les appareils de contrôle du stationnement automobile, qui a entraîné la démission et l’inculpation du bourgmestre Close, bénéficiaire d'un cadeau de deux millions de francs. Il ne s’en est jamais véritablement remis : son interpellation, à la descente d’un avion, sous le regard des journalistes et sous l'objectif des télévisions, l’a profondément affecté. Même si, judiciairement, il s’en est tiré avantageusement.

Il laisse le souvenir d’une amabilité, d’une élégance, d’une correction, d’une fidélité qui ne sont plus guère de mise en politique.

 

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