Icône représentant un article video.

Cyclisme

Gérard Bulens : "Sans Van Aert, Roglic aurait perdu une deuxième fois Paris-Nice"

13 mars 2022 à 18:15Temps de lecture2 min
Par Sylvain Rouquet

Notre consultant Gerard Bulens est revenu sur l’actualité cycliste de la semaine et plus spécialement de ce dimanche. Primoz Roglic a remporté Paris-Nice, non sans avoir douté dans les derniers kilomètres, après avoir eu une panne de jambes dans le Col d’Eze. Aidé et guidé par Wout Van Aert, Primoz Roglic a finalement limité les dégâts, bien assez pour s’assurer une première victoire finale sur Paris-Nice. Mais cela aurait-il été réalisable sans l’aide de Wout Van Aert ?

"J’ai le sentiment que non" explique Gérard Bulens. "Il aurait perdu plus de temps dans l’ascension et gagné moins dans la 1e partie de la descente. Je pense qu’il n’aurait pas eu le ressort. On l’a vu, il a terminé quasiment épuisé, incapable de faire un sourire. Je crains que sans Van Aert il eut perdu une deuxième fois Paris-Nice, mais sans chuter cette fois."

Prochaine échéance importante dans le calendrier : Milan-Sanremo. Les coureurs ont peaufiné leur condition sur Tirreno-Adriatico et Paris-Nice cette semaine. Sur laquelle de ces courses se trouve le futur vainqueur de la Primavera ? "C’est une question piège" tempère Gérard Bulens. "Il y a eu beaucoup de malades sur Paris-Nice. Il faut donc espérer que d’autres ne tombent pas malades dans les jours qui viennent. C’était donc plus intéressant de rouler à sec, en Italie, que de rouler sous la pluie en France.
La question est difficile car on a vu du bon Van Aert, du bon Kung, du bon Stuyven sur Paris-Nice. Mais il y a eu aussi du très très bon sur Tirreno. Il faudra surveiller Pogacar, qui a été magistral quand la route s’élevait.
"

Sur Tirreno-Adriatico, les suiveurs belges étaient spécialement attentifs aux performances de Remco Evenepoel. Le Belge termine l’épreuve à la 11e place, après un coup de mou dans l’étape reine samedi. "Je pense qu’il n’a pas réalisé un mauvais résultat" affirme notre consultant. "Son contre-la-montre n’était pas mauvais du tout. Il a eu une ou deux très bonnes étapes, en limitant les dégâts et arrivant à quelques secondes. C’était plus compliqué sur l’étape-reine. Il s’est heurté à un magistral Pogacar. Il lui reste un peu de travail mais je pense qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il faut lui laisser encore un peu de temps.
Ce qui m’intéresse c’est de voir sur la Vuelta les capacités de récupération qu’il a sur 3 semaines. A partir de ce moment-là, on pourra porter un véritable jugement sur la suite de sa carrière.
"
 

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Articles recommandés pour vous