Vuelta - Cyclisme

Gerard Bulens : "Si Evenepoel garde le maillot dimanche, il aura fait le plus dur"

Remco Evenepoel a perdu du temps ce samedi.

© BELGA

03 sept. 2022 à 17:52Temps de lecture2 min
Par Raphaël Deby

Remco plie mais ne rompt pas. Lors de la quatorzième étape de la Vuelta, le maillot rouge a perdu du temps sur ses adversaires pour la première fois. Notre consultant Gerard Bulens est revenu sur les événements de la journée.

Même si Evenepoel a perdu près de cinquante secondes à la pédale, notre consultant préfère garder le positif : "Vu le temps concédé aujourd’hui, la difficulté de l’étape et le fait qu’on ne l’avait pas encore attaqué, je ne suis pas trop inquiet. Remco avait annoncé qu’il allait rouler sur la défensive. J’ai le sentiment que quand il a été mis en difficulté, il est monté à son rythme et il a donc pu limiter les dégâts."

Le plus important sera d'être au top pour l'étape de ce dimanche : "Je pense que cette étape sera beaucoup plus dangereuse. Il a une avance suffisante pour passer le grand examen que sera celui de la Sierra Nevada. N’oublions pas que c’est la première fois que l’on passera au-delà de 2500 mètres. La seule fois qu’il l’avait fait, c’était dans une étape où il faisait aussi très chaud lors du Tour de Suisse et ce n’était pas une grande réussite mais son état de forme n'était pas celui qu’il connaît pour le moment. J’ai donc le sentiment que, sauf véritable défaillance, ce qui n’était pas le cas ce samedi, il pourrait passer ce dimanche en limitant encore les dégâts. S’il garde le maillot rouge, je dirais que le plus dur est fait et qu’il pourrait regarder la dernière semaine d’une façon beaucoup plus réaliste et considérer que, quoi qu’il arrive durant cette dernière semaine, son premier vrai grand tour est quand même assez réussi."

Deux jours après sa chute, Evenepoel en a parlé à l’interview même s’il n’a pas voulu l’utiliser comme excuse. Pour notre consultant, ce n’est pas impossible que ça le gêne : "Après une chute, le gros problème, même si vous n’avez pas de douleur très particulière, il reste des plaies qui vous empêchent de dormir normalement. Quand vous vous retournez la nuit et que vous avez la fesse ou la hanche brûlée vous vous réveillez automatiquement. Cet effet-là peut être important. Lui seul sait si lorsqu’il se pédale, il a mal à la hanche, aux muscles de la fesse ou au coude."

Interrogé sur la deuxième victoire de Richard Carapaz, notre consultant se réjouit de voir l’Équatorien, qui changera d'équipe l’année prochaine, terminer son aventure avec INEOS-Grenadiers de cette façon : "Je pense que c’est une belle manière de partir, sans abandonner son équipe. Il a été un peu malheureux en début de Vuelta, la condition n’était pas ce qu’elle était. On retrouve du grand Carapaz et il pourrait vraiment être présent encore ce dimanche. Il s’est rapproché au général (ndlr : 16e) donc il va, dans la semaine qui vient, viser un rapprochement au classement. C’est la belle manière pour un coureur de se séparer d’une équipe."

14e étape : Montoro > Sierra de La Pandera : Deuxième victoire pour Richard Carapaz, Evenepoel craque mais limite les dégâts

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Sur le même sujet

15e étape – le peloton au sommet de la Vuelta : le profil décrypté

Vuelta - Cyclisme

Vuelta, Ilan Van Wilder : "Remco a perdu un peu de temps, ce n’est pas catastrophique"

Vuelta - Cyclisme

Articles recommandés pour vous