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Roland Garros - Tennis

Gilles Arnaud Bailly : "Je pensais bien que je pouvais aller en demi-finale"

Gilles Arnaud Bailly, demi-finaliste de Roland-Garros chez les juniors

Le Belge Gilles Arnaud Bailly s’est qualifié pour les demi-finales du tournoi junior de Roland-Garros, en battant le Suisse Dylan Dietrich 6/3-7/5. La veille, il avait éliminé le numéro un mondial.

A seize ans seulement, il vit un rêve éveillé. Mais il sait que son tournoi n’est pas fini. Il veut bien sûr aller encore plus loin. Son prochain adversaire sera le Polonais Martyn Pawelski, une sorte d’énigme pour lui.

Entretien…

Gilles Arnaud, vous êtes en demi-finale. Que ressentez-vous ?

C’est génial. Avant ce tournoi, j’avais dit à mes parents et à mon physio "ça fait longtemps que je pense que je peux faire une demi-finale à Roland-Garros". C’était encore un rêve, malgré tout. Et maintenant, cela devient réel. C’est incroyable, je ne peux rien dire d’autre.

Quand on est en demi-finale, on n’a pas le temps de se réjouir, parce que le prochain match doit être rejoué dès le lendemain…

J’essaye de profiter un peu maintenant. Mais très vite, il faudra se concentrer sur la demi-finale, parce que je ne connais pas du tout mon futur adversaire. Normalement, on se connaît tous très bien. Celui-ci, j’ai déjà entendu son nom, mais je ne sais pas comment il joue. Je vais aller regarder ses statistiques.

Il y a un joueur que vous connaissiez mieux, c’est le numéro un mondial, Bruno Kuzuhara, que vous avez battu au tour précédent. Battre le numéro un mondial signifie-t-il la même chose que chez les grands ?

C’est différent. Mais il avait gagné l’Open d’Australie, et moi j’avais perdu au deuxième tour. Et je trouvais qu’il jouait vraiment très bien. Je me suis demandé ce qu’il faisait bien, ce que je pouvais faire pour m’améliorer, ce que je pouvais apprendre de son jeu. Le jouer maintenant, et le battre en sauvant trois balles de match, c’est incroyable. Et gagner mon quart de finale le lendemain, c’est encore mieux.

Vous arrivez à vous étonner vous-même ?

Je ne veux pas dire cela. Je joue match par match. La semaine prochaine, il y aura un autre tournoi. Mais j’essaye de profiter le plus possible de celui-ci.

Avez-vous l’impression d’être en train d’apprendre beaucoup de choses, pour la suite de votre carrière ?

Oui, l’expérience que je prends ici est énorme. Les joueurs sont différents. Hier, mon adversaire faisait beaucoup d’échanges, et aujourd’hui, il tapait un peu sur tout. Ce sont des jeux différents. Et quand je serai professionnel, je rencontrerai aussi des adversaires qui ont des jeux différents.

Et puis, vous êtes en train d’apprendre à gérer les moments importants…

J’arrive à bien gérer la pression, parce que j’ai des routines, et cela me calme. Je ressentais plus de stress au premier tour. Maintenant, tout ce qui m’arrive est du bonus. Je joue, je profite. Et je ne suis plus stressé, parce que mon tournoi est déjà super. Et j’essaye de faire de mon mieux pour le prochain tour.

Qu’appelez-vous des routines ?

Pendant le match, entre les points, il est très important pour moi de me calmer. Il ne faut pas que je regarde ce qui se passe sur les autres terrains, il faut que je reste dans mon match, que je reste concentré.

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