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Giro - Cyclisme

Giro 2022 : sans les ténors, la course au maillot rose s’annonce imprévisible et très ouverte

Cyclisme : Avec une liste de prétendants nourrie et équilibrée, le Giro 2022 s’annonce très ouvert et imprévisible.

Le Tour d’Italie s’élance ce vendredi de Hongrie. Sans les ténors des derniers grands tours, cette 105e édition s’annonce équilibrée, donc ouverte et excitante. Tour d’horizon des stars et prétendants du Giro 2022.

Qui va remporter le Tour d’Italie ? Avant les premiers kilomètres de ce Giro 2022, difficile de donner des pistes de réponses à cette question. Oui, il y a une liste de favoris et prétendants, mais le niveau paraît très équilibré et réparti. Déjà très imprévisible d’ordinaire, le Giro promet donc d’être ouvert.

Les ténors des grands tours font l’impasse pour des raisons diverses. Tadej Pogacar et Primoz Roglic misent sur le Tour de France. Quant au tenant du titre, Egan Bernal, il est toujours en revalidation après son accident avec un bus à l’entraînement en Colombie.

Carapaz et la puissance INEOS Grenadiers

Un homme endosse le costume de favori, c’est Richard Carapaz (ECU, INEOS Grenadiers). L’Équatorien sait comment remporter un Tour d’Italie puisque son nom figure à la ligne 2019 du palmarès. Autre argument de poids, le collectif aligné autour de lui. L’équipe INEOS Grenadiers présente une sélection très solide avec, notamment, Richie Porte, Pavel Sivakov et Jonathan Castroviejo.

Derrière Carapaz, quatre outsiders peuvent nourrir une certaine ambition. Simon Yates (GBR, BikeExchange) a le potentiel pour s’imposer, en témoigne sa victoire sur la Vuelta 2018. Mais le Britannique est sujet aux défaillances, ce qui pose un sacré handicap. Durant le Giro 2018, il semblait filer vers la victoire avant de connaître une terrible fringale dans la 19e étape. Plus de 30 minutes perdues et un maillot rose qui s’envole sur les épaules de Chris Froome. Exemple plus récent, la semaine dernière sur le Tour des Asturies. Dans l’étape reine, Yates a perdu plus de 10 minutes sur le vainqueur. Mais l’Australien ne se dit "pas trop inquiet".

Le Portugais Joao Almeida pourra, comme Carapaz, compter sur une belle équipe UAE Emirates autour de lui. 4e en 2020 et 6e en 2021, Almeida a déjà signé deux TOP 10 sur le Giro. Pas encore tout à fait certain de ses aptitudes en haute montagne, le leader UAE aurait certainement préféré un peu plus de kilomètres contre le chrono. Le maigre total de 26 km ne joue pas en sa faveur dans la lutte pour le maillot rose.

Miguel-Angel Lopez (COL, Astana), lui, se réjouit de ce parcours très montagneux. Il fera équipe avec Vincenzo Nibali (ITA, Astana), vieillissant mais à domicile. Le Colombien sait grimper mais la régularité lui a fait défaut ces derniers temps, il a abandonné les trois derniers grands tours auxquels il a participé. En 2018, il était monté sur la boîte du Giro en se classant 3e à l’arrivée.

Dernier outsider, l’éternel Mikel Landa (ESP, Bahrain-Victorious). Le Basque va participer à son 17e grand tour et jusqu’ici il n’est monté qu’une seule fois sur le podium (3e du Giro 2015). Malgré de multiples tentatives, Landa n’y arrive pas. Mais vu qu’il fait partie d’une formation Bahrain-Victorious très en forme, pourquoi pas ?

Et si un prétendant coiffait tout le monde ?

On peut ensuite lister une série de prétendants car le Tour d’Italie est très souvent imprévisible et rempli de surprises. Romain Bardet (FRA, Team DSM) a changé mais il reste une référence. Tom Dumoulin (P-B, Jumbo-Visma) se cherche depuis ses années 2017 (victoire au Giro) et 2018 (2e du Giro et 2e du Tour de France). Est-ce que le 'Papillon de Maastricht' (surnom de DUmoulin) peut devenir phénix ? La formation BORA-Hansgrohe aligne un trio intéressant avec Wilco Kelderman (P-B), Emanuel Buchmann (ALL) et Jai Hindley (AUS). Mais est-ce suffisant pour revendiquer la victoire ? Quant à Alejandro Valverde (ESP, Movistar), oui il est vieillissant (42 ans) mais il a démontré à la Flèche Wallonne (2e) qu’il savait toujours y faire.

D’autres stars en Italie avec Cavendish, Ewan ou Van der Poel

En dehors de cette lutte pour le maillot rose, d’autres stars du peloton vont animer la course. Les sprints massifs s’annoncent disputés avec le retour de Caleb Ewan (AUS, Lotto Soudal), l’inoxydable Mark Cavendish (GBR, Quick-Step Alpha Vinyl), Arnaud Démare (FRA, Groupama-FDJ) Fernando Gaviria (COL, UAE Team Emirates), Giacomo Nizzolo (ITA, Israël-Premier Tech), ou encore le puissant Phil Bauhaus (ALL, Bahrain-Victorious).

Ajoutez à cela le punch de Mathieu Van der Poel (P-B, Alpecin-Fenix) et de la pépite érythréenne Biniam Girmay (ERY, Intermarché-Wanty-Gobert Matériaux) et vous obtenez un plateau séduisant.

Du côté des coureurs belges, nos stars nationales – comme Wout van Aert et Remco Evenepoel – ne seront pas là. 14 compatriotes sont au départ, ils seront surtout là pour jouer les équipiers ou se glisser dans les échappées.

Le Giro s’élance de Hongrie ce vendredi et s’achèvera, après notamment six étapes de montagne, le 29 mai à Vérone.

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