Giro - Cyclisme

Giro : Dries De Bondt : "Cinq et six, c’est un peu décevant", "le Giro ne se jouera pas à une seconde", estime Bernal

Dries De Bondt et Gianni Vermeersch (Alpecin-Fenix) ont chacun réussi à obtenir une place d’honneur dans la dixième étape.

© AFP

Dries De Bondt et Gianni Vermeersch (Alpecin-Fenix) ont chacun réussi à obtenir une place d’honneur dans la dixième étape, mais après la course, le sentiment n’était pas excellent dans l’équipe. "Cinq et six, c’est un peu décevant", a déclaré le champion de Belgique.


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Tim Merlier n’a pas réussi à s’accrocher dans la dernière montée du jour, lâchant prise à 42 km de l’arrivée à Foligno. Alpecin-Fenix a donc dû changer de stratégie. "BORA-hansgrohe a vraiment poussé fort", a déclaré Dries De Bondt après coup, "c’était vraiment rapide. Tim a dû lâcher prise. Le plan était de rester avec Merlier avec presque toute l’équipe, mais nous voulions aussi garder quelqu’un dans le peloton. C’était Gianni Vermeersch, mais il a eu un problème avec son matériel et a dû s’arrêter. En renfort, je suis resté dans le peloton, donc on avait bien quelqu’un à l’avant."

Ça a marché pour De Bondt. "Et puis nous espérions que les autres pourraient ramener Tim, car nous savions qu’il avait de bonnes chances de victoire s’il était là. Gianni a réussi à revenir devant. Et puis nous avons hésité et attendu les ordres de l’équipe. Devions-nous nous laisser glisser ou non ? Malheureusement, Tim était trop loin derrière et nous avons décidé de jouer la carte de Gianni. Dans la finale, nous nous sommes perdus et dans la dernière ligne droite, il était trop tard pour le lancer. Cinq et six, c’est un peu dommage, car nous aurions pu terminer sur le podium aujourd’hui, peut-être même troisième. C’est un peu décevant à la fin."

"Le Giro ne se jouera pas à une seconde", estime Bernal

Du côté de Bernal, le coureur est toujours en rose et ne voit pas ce Giro comme un défi avec Remco Evenepoel : "Je n’avais pas prévu de disputer le sprint intermédiaire. Mais, avant le sprint intermédiaire, j’ai entendu le directeur sportif demander à Gianni Moscon et Jhonathan Narvaez de se lancer. J’ai pris la roue de Pippo (Ganna), donc c’était facile d’être devant. Je n’ai pris qu’une seconde mais cela ne m’a pris aucun effort. C’était une belle façon de courir. C’est sûr que le Giro ne se jouera pas à une seconde, nous parlerons de minutes dans les grandes ascensions. Je ne vois pas le Giro comme un défi entre Remco (Evenepoel) et moi. Tous les coureurs qui sont à moins d’une minute du classement général sont toujours en lice pour la victoire. Le jour de repos (mardi) ? J’ai prévu de m’entraîner, et préparer l’étape très importante de mercredi."

"Je ne pense pas qu'il y aura une bataille psychologique avec Evenepoel. Et en plus, je ne vais pas seulement me battre contre Remco. Il y a encore beaucoup de coureurs à moins d'une minute. Beaucoup de choses peuvent encore se produire. Le Giro dure encore longtemps. Le grand objectif pour moi est le rose à Milan. L'accent n'est pas seulement mis sur moi, mais sur toute l'équipe. Tout le monde est très motivé pour atteindre cet objectif".

D'ailleurs, une poignée de main sportive a eu lieu après le sprint entre les deux ténors. "C'est normal. Nous passons beaucoup de temps ensemble dans le peloton, nous sommes rivaux, nous nous battons, mais au final, nous nous entendons, nous sommes amis les uns avec les autres. Parfois, nous racontons même des blagues, sans que les caméras de télévision ne le voient pendant une course. Nous avons beaucoup de respect l'un pour l'autre."

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