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Golf : Deux Thomas pour deux fois plus de chances de médaille ?

Deux Thomas (Detry et Pieters) pour augmenter les chances de médaille.

© Belga

28 juil. 2021 à 14:00Temps de lecture2 min
Par Benjamin Deceuninck

La Belgique a bel et bien gagné la coupe du monde en 2018. En golf. Dans une formule par équipe de deux joueurs.

L’équipe alignée ? D’un côté : Thomas, né en janvier, devenu professionnel après notamment un excellent parcours amateur à l’Université de l’Illinois, réputée pour sa formation de futurs champions de golf. Révélé au grand jour des passionnés de golf en 2016, avec une première victoire sur le tour européen, une 4è place au prestigieux Masters et une 4è place aux… Jeux Olympiques de Rio. C’est Thomas Pieters, l’Anversois de 29 ans.

De l’autre côté du green : Thomas, né en janvier, devenu professionnel après notamment un excellent parcours amateur à l’Université de l’Illinois (vous le savez, réputée pour sa formation de futurs champions de golf). Révélé au grand jour en 2016, aussi. Après une victoire avec 12 coups d’avance, record historique sur le Challenge tour, la 2è division professionnelle européenne, dès sa première saison pro. C’est Thomas Detry, le Bruxellois de 28 ans.

Thomas et Thomas sont liés. D’amitié d’abord, depuis le temps qu’ils se croisent sur les fairways de Belgique d’abord, du monde entier ensuite. Deux grands talents qui ont uni leurs compétences pour aller soulever la coupe du monde dans une compétition où leur complémentarité avait fait merveille.

Ils vont à nouveau dès demain représenter leur pays. Ensemble, mais séparément, car la formule est cette fois individuelle. Pas question de s’appuyer sur le pote pour compenser un mauvais coup.

Mais l’espoir d’une médaille belge est réel. Demandez à Pieters, qui avait échoué au pied du podium lors du retour du golf aux JO, à Rio, après 112 ans d’absence. L’espoir est permis parce qu’ils ont le potentiel pour se mêler aux meilleurs. Pieters est l’homme de grands coups : des tops 5 aux JO, en tournoi majeur et dans une manche de coupe du monde (l’équivalent des Masters 1000 en tennis). Et comment oublier sa Ryder Cup exceptionnelle en 2016, quand il avait sorti la meilleure performance jamais réalisée par un débutant dans cette compétition mythique opposant les meilleurs joueurs des USA et de l’Europe.

Detry est lui le champion de la régularité. Il multiplie les places dans le top 10 depuis 4 ans : 24 ! Personne n’a fait mieux que lui sur le tour Européen…sans gagner. La statistique est cruelle pour ce solide joueur qui tourne donc autour de sa première victoire sans réussir à conclure. Il y a trois semaines, il a même échoué en playoff, après avoir terminé en tête ex aequo après les 72 trous traditionnels. C’était lors de l’Open d’Ecosse, entouré par quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète.

Mais une deuxième ou une troisième place – auxquelles il est donc abonné – à Tokyo, lui offrirait une médaille. Les adversaires seront redoutables, le niveau sans doute un peu plus relevé qu’à Rio, malgré les forfaits pour COVID de Rahm et DeChambeau. Mais ici le champ de joueurs est limité à 60, avec un nombre limité de joueurs par pays, comme dans tous les autres sports aux JO. D’habitude, ils sont près de 150 chaque semaine sur la ligne de départ. Cela augmente donc statistiquement les chances de briller. Dans un sport où, dans une bonne semaine, le 200è mondial n’a rien à craindre du numéro 1. Voilà les deux Thomas devant leur destin olympique. Dans un reportage commun, juste après Rio 2016, à la question " quel est votre rêve ? ", ils avaient tous les deux répondu " devenir numéro un mondial ". Après quelques secondes de silence, Pieters avait ajouté " et gagner une médaille olympique ". Il y a deux Thomas. Et trois marches sur le podium.

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