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Google Chrome : le mode incognito ne serait pas vraiment privé

© Google

17 oct. 2022 à 15:00Temps de lecture1 min
Par Anthony Mirelli

Bloomberg a déterré des échanges concernant le mode incognito du navigateur Google Chrome. Et comme on le découvre, Lorraine Twohill, responsable marketing et Sundar Pichai, PDG de la firme de Mountain View, ont conscience que le mode privé n’a rien de privé. 

Rendons le mode Incognito vraiment privé”, voilà ce que demandait très clairement Lorraine Twohill, dans les échanges obtenus par Bloomberg. Selon elle, Google fait face à un sérieux problème d’image avec cette option : “Nous sommes limités dans la façon dont nous pouvons commercialiser ce mode Navigation Privée parce qu’il n’est pas réellement privé, ce qui nécessite un langage très flou, ce qui est presque plus dommageable. 

Twohill n’est d’ailleurs pas la seule à critiquer le mode incognito. En interne, des développeurs n’hésitent pas à demander un changement de nom, et d’icône : “Il faut arrêter d’appeler ce mode Incognito et d’utiliser l’icône de l’espion”, déclarait un ingénieur en 2018. Celui-ci allant même jusqu’à comparer l’option à une blague des Simpson, où un clone d’Homer, baptisé Guy Incognito, se pointe dans le bar de Moe, avec une moustache et un chapeau. Ce qui représente bien le niveau de sécurité offert par l’option, selon un autre employé de Google.

© Fox / Disney

Comme l’explique Bloomberg, la note de service de Twohill et la transcription du chat des employés “font partie d'une plus grande collection d'e-mails, de présentations et de témoignages d'employés, tous enfouis dans les dossiers judiciaires, qui offrent une fenêtre sur la controverse au sein de Google autour du mode incognito.

Aux États-Unis, un recours collectif pourrait avoir lieu. Des dizaines de millions d’utilisateurs pourraient réclamer entre 100 et 1000 dollars par personne pour ce non-respect de la vie privée. Du côté de Google, on répond que “c’est de notoriété publique que le mode incognito ne rend pas la navigation invisible.” De plus, l’entreprise rappelle que “les utilisateurs ont donné leur consentement pour que Google piste leurs données.

La juge Yvonne Gonzalez Rogers, de la Cour d’Oakland, rendra son verdict ce mardi. D’ici là, n’oubliez pas que sur internet, on n’est jamais vraiment invisible.

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