Moteurs Formule 1

GP Belgique : Hamilton impérial, Gasly coup de coeur, Ferrari prix citron

GP Belgique 2020 : Victoire de Lewis Hamilton

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31 août 2020 à 13:55 - mise à jour 31 août 2020 à 13:55Temps de lecture2 min
Par Gaetan Vigneron

Que retenir de cette cuvée 2020 du GP de Belgique outre bien sûr le huis-clos qui a donné un petit accent tristounet à un GP par ailleurs très bien organisé ?.

Le nouveau doublé Mercedes (seulement le troisième à Spa) avec un Lewis Hamilton impérial aussi bien en qualifications qu’en course.

Cette 89ième victoire ne le laisse plus qu’à 2 longueurs du record de Michaël Schumacher alors qu’il reste 10 GP à disputer.

Au départ et au re départ après la voiture de sécurité le champion du monde a fait le boulot, gérant ensuite les éléments avec toute la maîtrise qu’on lui connaît.

Amusant de l’entendre après la course quasi s’excuser d’une telle supériorité rappelant celle du binôme Ferrari/Schumacher au début des années 2.000.

Hamilton dit être le premier à vouloir lutter avec une plus forte opposition.

Cette fois-ci, Verstappen qui signe son 6ième podium consécutif, n’a rien pu faire.

Peut-être Red Bull qui avait opté pour plus d’appui en prévision de la pluie qui n’est jamais venue, aurait dû choisir un autre set-up avec des ailerons plus légers, ce qui aurait forcé Mercedes à suivre le mouvement et les aurait rendus un rien plus vulnérables.

Red Bull n’a pas non plus pu basculer sur une stratégie à 2 arrêts, histoire de tenter quelque chose, parce que la Renault de Ricciardo était trop proche.

Renault, parlons-en.

C’est un des coups de cœur du week-end avec 23 points au compteur, la plus grosse moisson depuis le retour du constructeur français en F1 en 2016.

Un autre qui mérite la citation, c’est Pierre Gasly.

Un week-end très chargé émotionnellement pour le français qui voyait repasser en boucles les images effroyables de la disparition de son ami Anthoine Hubert un an avant sur ce même tracé.

Pierre a tout donné, nous offrant un fantastique dépassement dans le Raidillon sur la Racing Point de Perez.

Désservi par le timing de la voiture de sécurité, il est remonté pour terminer dans les points et se voir décerner le titre honorifique de “driver of the day”, une prestation qu'il a directement dédiée à son ami qui lui manque tant.

Le prix citron, lui, revient indiscutablement à Ferrari.

Aucune voiture dans les points, le pire résultat depuis l’Angleterre 2010.

Les 2 bolides rouges terminent derrière l’Alfa Romeo moteur Ferrari de Räikkönen, ce qui prouve que la Scuderia n’a pas extrait le maximum du package à disposition.

Le problème moteur est le souci majeur mais il n’y a pas que ça.

Des carences existent au niveau aérodynamique, dans l’exploitation des pneus, sans parler de l’opérationnel.

Ça faisait un peu désordre de voir les pit stops assez lents, la stratégie 2 arrêts de Leclerc loin d'être couronnée de succès, les tentatives sans beaucoup d’échos de Vettel pour essayer d’orienter sa stratégie...

Avant 2 GP en Italie, Ferrari vient de vivre le week-end le plus sombre de la saison.

Mattia Binotto refuse de parler de crise mais ça pourrait vite le devenir tant les circuits à venir n’incitent guère à l’optimisme.

Tout le monde est perdant dans cette affaire. La F1 a absolument besoin d’une écurie italienne flamboyante.

On est loin du compte et ça fait peine à voir...

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