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Grèce : 10.000 personnes manifestent contre la hausse des prix

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06 avr. 2022 à 14:06Temps de lecture2 min
Par Belga

Environ 10.000 personnes ont défilé mercredi au centre d'Athènes, selon la police grecque, pour dénoncer "la flambée des prix" et "les bas salaires", lors d'un jour de grève générale à l'appel des syndicats du privé et du public qui paralysait le pays.

Les services publics et les transports maritimes, ferroviaires et urbains étaient à l'arrêt mercredi en Grèce. 

Lors de rassemblements organisés à Athènes et dans d'autres villes, les manifestants ont réclamé une "hausse des salaires" et un "soutien aux hôpitaux" frappés de plein fouet par la pandémie, selon un communiqué du syndicat du secteur public, Adedy. 

Les salaires sont miséreux par rapport au coût de la vie. La société est actuellement à genoux.

"Les salaires sont miséreux par rapport au coût de la vie. La société est actuellement à genoux", a déclaré dans le cortège athénien Yannis Bitzoulis, un enseignant de 32 ans. 

"Tout a augmenté, et tout le monde est concerné. Nous ne nous en sortons plus", a renchéri Evangelia, qui travaille pour une collectivité locale.

"Hausse des prix, pauvreté, inégalités : augmentez les salaires", pouvait-on lire sur la banderole du syndicat du privé GSEE, le plus grand du pays.

Salaire minimum : 773,5 euros brut

Les syndicats demandent une hausse du salaire minimum qui a été revalorisé de 2% en janvier, et s'établit à 773,5 euros brut par mois mais reste un des plus faibles de la zone euro. 

"Il faut se rappeler que le salaire minimum avait été diminué de 22% en 2012 (lors de la crise économique) et que maintenant l'inflation grimpe à près de 8% et qu'elle va continuer les mois prochains", a souligné le syndicat communiste PAME dans un communiqué. 

A l'instar d'autres pays européens, la Grèce est confrontée à une flambée des prix depuis l'année dernière et surtout depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février.

L'indice des prix à la consommation en Grèce a de nouveau bondi en février, à 7,2% sur un an, contre 6,2% le mois précédent, un record pour la Grèce depuis l'adoption de l'euro en 2001. 

Face à la grogne sociale et une baisse de popularité avant les élections législatives prévues l'année prochaine, le Premier ministre de droite, Kyriakos Mitsotakis, a annoncé le mois dernier l'octroi d'aides sociales pour les bas revenus d'un montant d'1,1 milliard d'euros au total.

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