Ecologie

Greenpeace demande à la Commission de retirer nucléaire et gaz de sa taxonomie verte

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19 sept. 2022 à 07:19Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Anthony Roberfroid

Huit organisations Greenpeace, dont la branche belge de l'ONG environnementale, annoncent lundi formellement contester l'inclusion du gaz et de l'énergie nucléaire à la liste des investissements durables dressée par la Commission européenne. "Ce faux label vert est incompatible avec les lois européennes en matière d'environnement et de climat (...) La Commission européenne se salit les mains en labellisant le gaz et le nucléaire comme vert", déplore Ariadna Rodrigo, menant la campagne sur la finance durable de l'UE pour Greenpeace.

Le 8 septembre dernier, les branches belge, allemande, française, espagnole, luxembourgeoise, d'Europe centrale et de l'Est de Greenpeace, de même que son unité européenne, ont adressé à l'exécutif européen une demande formelle de révision de son texte. La Commission européenne devra analyser les arguments de ces organisations et répondre à ceux-ci d'ici février. 

 

Greenpeace estime qu'englober la production d'énergie à partir du nucléaire et du gaz fossile, sous conditions, dans la "taxonomie verte" de l'UE - qui catégorise des activités économiques durables dans le but d'orienter les investissements privés - viole le règlement à ce sujet, mais aussi la loi européenne sur le climat et les obligations de l'UE en vertu de l'accord de Paris de 2015.

"Le gaz est l'une des principales causes du chaos climatique et économique, alors qu'il n'y a toujours pas de solution pour le problème des déchets radioactifs nucléaires et que le risque d'accidents nucléaires est bien trop important que pour être ignoré", pointe Mme Rodrigo.

Si la Commission européenne ne se range pas derrière les arguments des ONG, en retirant l'acte délégué complémentaire incluant le gaz et le nucléaire à la taxonomie verte, Greenpeace promet d'entamer une procédure devant la Cour de justice de l'UE (CJUE). 

La Cour, dans une procédure de recours en annulation, est chargée de vérifier que l'acte attaqué est conforme au droit de l'UE, donc à ses traités et aux règles qui s'y rapportent, ainsi qu'à la répartition des compétences.

L'acte délégué, qui sera effectif en 2023, a déjà fait l'objet de vifs débats mais le parlement européen n'a pas réuni la majorité nécessaire pour y opposer son veto en juillet dernier après des tractations intenses. 

L'Autriche et le Luxembourg avaient alors aussi manifesté leur intention de contester ce texte devant la CJUE.

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