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Grève dans les raffineries en France : Bruno Le Maire appelle à une hausse des salaires

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© AFP/BELGA

13 oct. 2022 à 08:09 - mise à jour 13 oct. 2022 à 08:23Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Kevin D.

La grève dans les raffineries françaises de TotalEnergies a été reconduite "à une très large majorité" jeudi matin, concernant au total cinq sites impliqués dans le mouvement, a indiqué à l’AFP le coordinateur CGT pour le groupe, Eric Sellini, au lendemain de l’échec de discussions avec la direction. Le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire appelle TotalEnergies à "augmenter ses salaires" et la CGT à "se saisir de la main qui a été tendue" pour négocier.

"La grève est reconduite à la raffinerie de Normandie, à la raffinerie de Donges, à la raffinerie de Feyzin, sur le dépôt de Flandres et à la raffinerie de la Mède", a détaillé Eric Sellini.

 

Négociations

Le coordinateur CGT pour le mouvement a précisé que la base de chargement de Grandpuits est, elle, en revanche "ouverte", car elle n’était plus "bloquée par des militants sur place". Sans savoir cependant "si la logistique va suivre" pour que le site fonctionne de nouveau.

La CGT, qui a lancé la grève le 27 septembre chez TotalEnergies, revendique 10% d’augmentation pour 2022, contre les 3,5% obtenus en début d’année, afin de compenser l’inflation et de profiter des bénéfices exceptionnels du groupe.

Après l’échec de discussions mercredi soir, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a appelé jeudi matin TotalEnergies à "augmenter ses salaires" et la CGT à "se saisir de la main qui a été tendue" pour négocier.

"Ils ont la capacité, donc le devoir d’augmenter les salaires de tous leurs salariés dans des proportions qu’ils négocieront avec les organisations syndicales", a précisé le ministre sur RTL.

Nerfs à vif

Tard mercredi soir, les grévistes de TotalEnergies avaient décliné fermement une proposition de la direction de débloquer les livraisons à l’aube comme un préalable à l’ouverture dans la foulée de négociations salariales.

Le dialogue semblait pourtant avoir été renoué plus tôt dans la journée quand la direction avait accepté pour la première fois de recevoir la CGT. Jusqu’alors, elle exigeait comme préalable la levée des blocages pour voir le deuxième syndicat du groupe.

Pour l’heure, les pénuries se prolongent, mettant les nerfs des automobilistes à vif.

"Nous avons 30% des stations qui aujourd’hui sont bloquées au niveau national", a indiqué jeudi sur RMC la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher, précisant que cette proportion montait à "plus de 40% dans les Hauts-de-France".

TotalEnergies propose le versement d'un bonus "exceptionnel" d'un mois de salaire

Le géant pétrolier et gazier TotalEnergies a annoncé jeudi qu'il comptait distribuer "à l'ensemble de (ses) salariés dans le monde" un bonus équivalent à un mois de salaire, alors qu'il est touché en France par une grève dans ses raffineries.

Ce "bonus exceptionnel" sera versé en décembre "sous réserve d'accords salariaux" dans les pays et filiales concernés et sera "plafonné pour les salaires élevés", précise le groupe. 

Toutes les sociétés détenues à 100% par TotalEnergies et celles détenues à plus de 50% dont la direction aura donné son accord pourront verser ce bonus. Cette annonce intervient quelques minutes après que le ministre de l'Economie français Bruno Le Maire a appelé le groupe à augmenter ses salaires pour débloquer la grève, en estimant qu'il en a "la capacité".

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