Grève en Israël pour dénoncer les violences faites aux femmes

Grève en Israël pour dénoncer les violences faites aux femmes

© xia yuan - Getty Images

23 août 2020 à 15:33 - mise à jour 23 août 2020 à 15:33Temps de lecture1 min
Par Belga

Des milliers d'Israéliens et Israéliennes ont observé dimanche une grève pour dénoncer les violences sexuelles contre les femmes après le viol présumé d'une adolescente par 30 hommes, une affaire qui secoue le pays, selon les organisateurs.

"A 12h00 (11h00 heure belge) et pendant une heure, on arrête tout pour dénoncer les violences infligées aux femmes", a appelé le collectif "lo shotkot" ("on ne se tait pas") sur sa page Facebook.

Selon Ariel Peleg, co-organisatrice de la grève, celle-ci a été respectée dans au moins 30 organisations et entreprises, incluant des mairies, et des grandes sociétés comme Microsoft Israel.

Et l'Agence juive, organisation parapublique en charge de l'accueil des immigrants, a dit avoir aussi arrêté ses activités à midi pour en finir "des violences envers les femmes".

"Des rassemblements sont aussi prévus dimanche soir dans près d'une vingtaine de villes, avec l'événement principal à Tel-Aviv", a indiqué à l'AFP Mme Peleg.

Un crime contre l'humanité

La grève a été organisée pour dénoncer le viol présumé d'une adolescente de 16 ans par un groupe d'une trentaine d'hommes dans un hôtel de la ville balnéaire d'Eilat, une affaire qui a fait réagir jusqu'au sommet de l'Etat.

"C'est choquant, il n'y a pas d'autre mot! Ce n'est pas seulement un crime contre une jeune fille, c'est un crime contre l'humanité elle-même qui mérite toute notre condamnation", a commenté le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, qui a appelé à ce que "les responsables soient traduits en justice".

L'histoire était passée sous le radar jusqu'à ce que la presse locale rapporte jeudi que les hommes faisaient la file devant la chambre d'hôtel de la jeune fille en état d'ébriété, attendant leur tour pour la violer.

Dès jeudi soir, des manifestations spontanées avaient eu lieu dans différentes villes comme Tel-Aviv, Jérusalem et Hadera (nord), en soutien à la jeune fille.

Dimanche, dix suspects étaient détenus par la police en relation avec l'affaire a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police Micky Rosenfeld. "L'enquête se poursuit et d'autres arrestations vont avoir lieu", a-t-il ajouté.

Manifestation contre les violences faites aux femmes en Israël, à Tel-Aviv, le 23 août

Manifestation contre les violences faites aux femmes en Israël, à Tel-Aviv, le 23 août

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