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Groupe Cockerill: retour à la croissance et priorité à l’hydrogène

Groupe Cockerill: retour à la croissance et priorité à l’hydrogène

© Groupe Cockerill

18 févr. 2022 à 16:22Temps de lecture2 min
Par Erik Dagonnier

A Seraing, le groupe mondial John Cockerill mise sur l'hydrogène en matière de production d'énergie, un domaine dans lequel la société liégeoise reste leader. Elle en assure 33% de la production mondiale.

Plus d'un milliard d'euros de commandes pour 2022

Après deux années Covid difficiles, l'ex-CMI a affirmé, lors de son bilan annuel, renouer avec la croissance. Le groupe d'ingénierie annonce un milliard quatre cents millions d'euros de commandes pour 2022, un record.

Le groupe est aujourd’hui sur une trajectoire qui vise une prise de commandes de 1,4 milliard 
d’euros en 2022 et un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros en 2025.
Le groupe est aujourd’hui sur une trajectoire qui vise une prise de commandes de 1,4 milliard d’euros en 2022 et un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros en 2025. Groupe Cockerill

L'entreprise est active dans l'énergie, l'environnement, la défense, les services et l'industrie. Chez nous, le projet de station d'hydrogène qui doit alimenter les véhicules utilisés sur le site de Liège Airport devrait fonctionner en 2023.

L'industrie est en train de basculer fortement à l'hydrogène

En matière d'énergies renouvelables, le groupe Cockerill mise clairement sur l'hydrogène depuis des années. En témoignent son projet à Liège Airport ou ses bus alimentés à l'hydrogène aux Jeux Olympiques de Pékin. "Nous avions cru, en 2017, 2018, que l'hydrogène allait percer à travers la mobilité" explique Jean-Luc Maurange, CEO du groupe Cockerill. "Et on voit effectivement un certain nombre de projets qui se réalisent de bus à l'hydrogène, de trains à l'hydrogène, de voitures à l'hydrogène. Peut-être, demain, en 2030-2035, d'avions à l'hydrogène, et ça, ça prend un certain temps. Mais ce qui va beaucoup plus vite que prévu, c'est l'industrie qui est en train de basculer fortement à l'hydrogène, et au lieu de consommer du charbon ou de consommer du pétrole, on consomme de l'hydrogène qui n'émet rien. Quand ArcelorMittal par exemple, ou une cimenterie, ou Carmeuse, ou une usine de fabrication d'engrais en Inde décide de basculer à l'hydrogène, là, c'est des centaines de mégawatts."

A Seraing, le groupe mondial John Cockerill mise sur l'hydrogène en matière de production d'énergie, un domaine dans lequel la société liégeoise reste leader.
A Seraing, le groupe mondial John Cockerill mise sur l'hydrogène en matière de production d'énergie, un domaine dans lequel la société liégeoise reste leader. Groupe Cockerill

Selon Jean-Luc Maurange, la position du groupe Cockerill est idéale: "Les électrolyseurs que nous produisons et sur lesquels nous avons une expérience industrielle sont des électrolyseurs de grande capacité. On est en train de vivre ce qui a été vécu pour le photovoltaïque il y a un certain nombre d'années, et pour l'éolien il y a un certain nombre d'années."

En 2021, les électrolyseurs du groupe Cockerill représentent un tiers des ventes à travers le monde. Le groupe a installé 151 mégawatts, sur un marché mondial de 458 mégawatts.

Avec 200 postes à pourvoir, le groupe Cockerill recrute

Et, avec 200 postes à pourvoir, le groupe Cockerill recrute: "Il y a beaucoup d'emplois que nous recherchons dans la filière renouvelable et sur l'hydrogène, et donc, on peut dire que, grosso modo, pour le moment, les 2/3 sont en Belgique. C'est plutôt des profiles, pour un bon tiers en R&D, un tiers en engineering et un tiers en gestion de projet. Quand vous prenez pour un milliard 400 millions de projets, il faut les exécuter."

Le groupe Cockerill emploie 5500 personnes dans le monde, dont 1600 en Belgique. 

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