Guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine : Boris Johnson craint que Moscou n'emploie des armes chimiques

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Le Premier ministre britannique Boris Johnson a exprimé son inquiétude jeudi quant à l'hypothèse que le régime "barbare" de Moscou ne recoure à des armes chimiques en Ukraine.

"Les choses que vous entendez au sujet des armes chimiques sortent tout droit de leur stratégie", a déclaré le chef du gouvernement dans un interview jeudi sur Sky News, se faisant l'écho des inquiétudes exprimées par les Etats-Unis.

On l'a vu en Syrie, on l'a vu... même au Royaume-Uni

"Ils (les Russes) commencent par dire qu'il y a des armes chimiques qui ont été stockées par leurs opposants ou par les Américains. Et donc quand eux-mêmes déploient des armes chimiques, comme je crains qu'ils le fassent, ils ont une sorte de maskirovka" - terme russe qui désigne l'art de tromper l'ennemi - "une fausse histoire toute prête", a déclaré Boris Johnson.

"On l'a vu en Syrie, on l'a vu... même au Royaume-Uni", a-t-il poursuivi, en référence à des empoisonnements perpétrés sur le sol britannique. "C'est un gouvernement cynique, barbare", a-t-il poursuivi.

En dépit des dénégations russes, le Royaume-Uni tient Moscou pour responsable de l'empoisonnement en 2018 à Salisbury (sud de l'Angleterre) de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal au Novitchok. Une Britannique est morte quelques semaines plus tard.

L'arme biologique en Ukraine ?

Accusés par la Russie, Washington et Kiev ont démenti l'existence de laboratoires destinés à produire des armes biologiques en Ukraine, qui fait face à une offensive russe menée par des dizaines de milliers de soldats depuis le 24 février.

"Ce n'est pas la première fois que la Russie invente de telles fausses accusations contre un autre pays", a affirmé mercredi le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price, assurant qu'elles avaient été "infirmées de manière définitive et à plusieurs reprises".

La Russie avait déjà accusé en 2018 les Etats-Unis de mener secrètement des expérimentations biologiques dans un laboratoire de Géorgie, une autre ex-république soviétique qui, comme l'Ukraine, ambitionne de rejoindre l'Otan et l'UE.

Pour justifier son offensive, Moscou a aussi estimé que l'Ukraine avait l'ambition de se doter de l'arme nucléaire, idée qu'elle a pourtant volontairement abandonnée dans les années 1990.

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