RTBFPasser au contenu
Rechercher

Guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine : De Croo met en garde contre l'effet dévastateur d'un embargo sur l'énergie russe pour l'UE

Le Premier ministre belge Alexander De Croo a mis en garde, jeudi à son arrivée au sommet européen de Bruxelles, contre l'effet selon lui "dévastateur" qu'aurait un embargo de l'Union européenne sur les importations de gaz et de pétrole russes.

La question de nouvelles sanctions sera à nouveau sur la table du sommet. Les chefs d'État et de gouvernement pourraient donner des orientations à affiner par la suite. Ce sera sans doute le cas pour fermer certaines échappatoires qui persistent, notamment via des pays tiers. Mais sans doute pas pour un embargo sur les carburants, comme le réclament les États-Unis, car il frapperait durement l'UE en retour, et certains États membres en particulier.

Les sanctions doivent avoir plus d'impact du côté russe que du côté européen

"Les sanctions doivent avoir plus d'impact du côté russe que du côté européen", souligne M. De Croo. "On n'est pas en guerre avec nous-mêmes, on ne va pas prendre des sanctions qui nous affaiblissent d'une manière non nécessaire".

L'Europe se défait de sa dépendance énergétique à la Russie

Le chef du gouvernement fédéral rappelle que l'Europe a déjà décidé de se défaire de sa dépendance énergétique à la Russie. "Tous les pays européens opèrent ce choix stratégique pas à pas, c'est un choix irrévocable, qui aura un lourd impact sur l'économie russe. Mais un embargo aurait un impact dévastateur sur l'économie européenne et je pense que ce n'est pas nécessaire". 

Alexander De Croo insiste sur l'importance de réduire le coût de la facture énergétique, par exemple par un plafonnement des prix comme la Belgique le propose. Cette piste semble toutefois faire moins l'unanimité que des achats conjoints de gaz, grâce auxquels l'UE profiterait de son poids pour faire baisser les prix lors de la négociation de contrats d'achat.

Quant à l'exigence de Vladimir Poutine de faire payer les importations de gaz en roubles, elle ne devrait avoir que peu d'impact sur la Belgique, qui achète peu de gaz russe, mais "si l'on change les éléments d'un contrat, alors tout se renégocie, et donc les prix aussi", a affirmé Alexander De Croo.

 

Sur le même sujet

Guerre en Ukraine : Airbus ne veut pas d'un embargo sur le titane russe

Guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine : un nouveau partenariat énergétique USA - UE est en vue

Guerre en Ukraine

Articles recommandés pour vous