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Guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine : la CEDH demande à Moscou de respecter la liberté d'expression de Novaïa Gazeta

Le journaliste russe Dmitry Muratov, lauréat du prix Nobel de la paix 2021 et rédacteur en chef de Novaya Gazeta.
10 mars 2022 à 19:211 min
Par Belga

La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), saisie en vertu d'une procédure d'urgence, a demandé jeudi à Moscou de respecter la liberté d'expression du journal indépendant Novaïa Gazeta, après la loi votée en Russie qui prévoit de lourdes sanctions en cas de diffusion "d'informations mensongères" sur la guerre en Ukraine.

La CEDH invite les autorités russes "à s'abstenir, jusqu'à nouvel avis, de toute action et décision visant à faire totalement obstacle et à mettre fin aux activités de Novaïa Gazeta", et de toute autre action susceptible de priver le journal de son droit à la liberté d'expression, selon un communiqué.

La demande auprès de la Cour européenne avait été introduite le 3 mars, notamment par le journaliste russe Dmitri Mouratov, co-lauréat du prix Nobel de la paix 2021, qui travaille pour le journal d'investigation. La requête faisait mention "d'un risque imminent de dommage irréparable pour la liberté d'expression et de la mise sous silence des médias indépendants en Russie", selon la CEDH.

Dmitri Mouratov évoquait en particulier devant le bras judiciaire du Conseil de l'Europe "plusieurs ordres donnés par le Service fédéral de contrôle des communications, de l'informatique et des médias (Roskomnadzor), qui enjoignent à la Novaïa Gazeta de supprimer de son site internet certains articles précis publiés entre le 24 février et le 1er mars 2022 relatifs au conflit en Ukraine".

La requête citait également des exemples de plusieurs autres médias qui, parallèlement, ont été bloqués et ont vu leurs activités interrompues en Russie.

Lourdes sanctions pénales

Moscou a adopté en fin de semaine dernière de lourdes sanctions pénales en cas de distribution d'"informations mensongères sur l'armée".

Des peines pouvant aller jusqu'à quinze ans de prison sont prévues en cas de propagation d'informations visant à "discréditer" les forces armées.

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