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Guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine : la Lituanie interdit les rassemblements et les médias soutenant l'invasion russe

Guerre en Ukraine : la Lituanie interdit les rassemblements et les médias soutenant l'invasion russe
10 mars 2022 à 17:591 min
Par Belga

La Lituanie a décrété jeudi l'interdiction temporaire de toutes les émissions des télévisions d'État russe et bélarusse, ainsi que de tout rassemblement public de soutien à l'invasion russe de l'Ukraine, suscitant un tollé chez les défenseurs de la liberté d'expression.

En vertu de ces décisions adoptées par le Parlement, il sera aussi interdit de prendre des photos ou des vidéos montrant des entreprises énergétiques stratégiques et les forces militaires nationales et alliées en déplacement. 

Etat d'urgence prolongé 

Le pays balte, membre de l'Otan, a prolongé l'état d'urgence imposé le mois dernier quand le président Vladimir Poutine a donné l'ordre aux troupes russes de lancer l'assaut contre l'Ukraine. 

Selon le gouvernement, les nouvelles règles sont nécessaires pour assurer l'ordre public et la résilience. 

"Nous ne restreignons pas les droits des citoyens, mais les droits des propagandistes à diffuser en Lituanie des mensonges sur la guerre que Poutine a déclenchée en Ukraine", a déclaré la Première ministre Ingrida Simonyte. 

La présidente du Parlement, Viktorija Cmilyte-Nielsen, a indiqué que la situation actuelle en matière de sécurité "nécessite ces mesures spéciales mais temporaires". 

Les députés ont également autorisé des restrictions à l'égard des médias lituaniens s'ils soutiennent l'invasion.

Les restrictions ont été approuvées par 71 voix, au sein du Parlement, qui compte 140 sièges. 

Manque de confiance ?

Pour l'analyste politique Kestutis Girnius, ces restrictions suggèrent que le "gouvernement ne fait pas confiance à ses citoyens". 

Selon lui, la grande majorité de la société lituanienne est unie dans son soutien à l'Ukraine et les petits groupes ou médias pro-russes n'auront pas un impact significatif sur l'opinion publique. 

"Il semble que le gouvernement essaie de résoudre un problème qui n'existe pas et pour cela, il est même prêt à violer les droits constitutionnels de ses citoyens et à discriminer certains d'entre eux", a déclaré à l'AFP cet analyste de l'Université de Vilnius. 

Les nouvelles règles resteront en vigueur jusqu'au 20 avril.

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