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Guerre en Ukraine

Guerre en Ukraine : les forces russes ont semé la mort à Boutcha, estime Human Rights Watch

Guerre en Ukraine : les forces russes ont semé la mort à Boutcha, estime Human Rights Watch

Les forces russes ont commis une litanie de crimes de guerre apparents lors de leur occupation de Boutcha, une ville située à environ 30 kilomètres au nord-ouest de la capitale ukrainienne, Kiev, entre le 4 et le 31 mars, affirme Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié jeudi.

Des chercheurs de HRW ont mené à Boutcha une mission du 4 au 11 avril, soit quelques jours après le retrait des forces russes de cette zone. Ils ont recueilli de nombreuses preuves d'exécutions sommaires, d'homicides illégaux, de disparitions forcées et d'actes de torture, assurent les enquêteurs de l'ONG. Il s'agit d'actes susceptibles de constituer des crimes de guerre, voire des crimes contre l'humanité, poursuit le communiqué.

L'ONG a mené des entretiens avec 37 habitants de Boutcha, notamment des victimes, des témoins, des secouristes, des employés de morgue, des médecins, d'une infirmière et d'autorités locales. HRW a également analysé des preuves matérielles collectées dans la ville, des photographies et des vidéos originales fournies par des témoins et des victimes, ainsi que des images satellite.

Une cinquantaine de victimes avaient les mains liées

Le 15 avril, par exemple, le procureur régional de Boutcha, Ruslan Kravchenko, a déclaré à l'ONG que les corps de 278 personnes avaient été retrouvés dans la ville depuis le retrait des forces russes, ajoutant que la grande majorité étaient des civils.

Selon un employé des pompes funèbres, la plupart des victimes étaient des hommes, mais d'autres étaient des femmes et des enfants. Presque toutes les personnes avaient été touchées par des balles, selon lui, une cinquantaine de victimes avaient les mains liées et leur corps présentaient des traces de torture.

Les résidents de Boutcha ont décrit leur accès limité à l'eau, à la nourriture, à l'électricité, au chauffage et aux services de téléphonie mobile lors de l'occupation russe.

Human Rights Watch a documenté et reçu des informations relatives à d'autres crimes de guerre qui auraient été commis dans d'autres villes occupées par les forces russes, dont Hostomel, Motzyhn et Adriviika.

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