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Haute voltige à Stoumont : un hélicoptère pour les câbles de la ligne à haute tension

Un écureuil B3 est employé afin de tirer les futurs câbles de la boucle de l’Est

© Maxime Dumoulin

12 juil. 2022 à 14:38Temps de lecture2 min
Par Maxime Dumoulin

C’est une opération peu commune qui se jouait dans le ciel de Stoumont ce mardi matin. Un hélicoptère "Ecureuil B3" s’affairait pour relier 5 pylônes entre eux. Une opération de haute voltige dans la continuité des travaux sur la boucle de l’Est, commandés par Elia.

L’entreprise française Airtelis est à la manœuvre pour Elia, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité en Belgique. Depuis plusieurs mois Elia remplace les installations de la boucle de l’Est. Ici, l’hélicoptère doit tirer successivement 7 bobines et faire passer les câbles dans les 7 branches des 5 pylônes, une opération délicate décrit Bruno Baronian, responsable commercial pour Airtelis : "Il dépose la câblette dans des poulies spécifiques qui l’emprisonnent et l’empêche de tomber. Ensuite, lorsque l’opération est terminée, ces câblettes permettront de tirer les câbles électriques, plus lourd".

De 70 kV à 2x110 kV

La boucle de l’Est mesure 25 km en tout et traverse l’est de la province de Liège. Avec l’augmentation de la production d’énergie et de la demande, cette ligne vieille de 60 ans peinait à suivre le rythme, alors il a été décidé d’augmenter la capacité de 70 kV à 2x110 kV. "On reste sur le même tracé", explique Catherine Wojcicka, infrastructure Projects communication chez Elia, "les pylônes ont été reconstruits et ici nous procédons à l’installation des câbles électriques qui relient ces pylônes".

Grâce à l’hélico, on doit couper moins d’arbres

Mais pourquoi par hélicoptère ? "C’est beaucoup moins pénible pour les opérateurs et surtout pour l’environnement", argumente Bruno Baronian, "Grâce à l’hélico, on doit moins couper d’arbres, moins déboiser et moins faire de pistes pour accéder à chaque pylône".

Si pour nos voisins français cette opération est rodée, elle n’en est pas moins délicate. L’hélicoptère doit faire le plein, nous en profitons pour rencontrer Pierre-Yves Denis, le pilote. "Ici la difficulté c’est de garder une tension sur la câblette afin qu’elle ne descende pas dans les arbres, mais ça s’est très bien passé !", rassure-t-il.

Prochain vol en septembre

En trois heures, l’hélicoptère aura tiré les 7 bobines. Prochaine étape en septembre pour une mission semblable à celle-ci, sur la suite du tronçon.

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