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Belgique

Hécatombe en BAC1 psycho : un problème de financement selon la FEF et l'AGL

05 juil. 2022 à 13:12 - mise à jour 05 juil. 2022 à 16:01Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Maud Wilquin

La Fédération des étudiants francophones (FEF) et l'Assemblée générale des étudiants de Louvain (AGL) se sont jointes au Bureau des étudiants de la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'UCLouvain pour dénoncer le manque de financement de l'enseignement supérieur dans un communiqué paru mardi.

Elles regrettent les sorties médiatiques de l'UCLouvain et de la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Glatigny (MR) sur le très faible taux de réussite en Bac1 de psychologie.

Seuls quatre des 751 étudiants inscrits ont réussi au terme de la session de juin, ce qui représente un taux de réussite de 0,53%, selon les chiffres avancés par le Comac, mouvement étudiant du PTB.

L'UCLouvain conteste les chiffres

L'UCLouvain et la ministre, de leur côté, relativisent ces chiffres. La situation était d'ailleurs similaire l'an dernier. 

Selon l'université louvaniste, quarante étudiants et étudiantes de première année en psychologie à l'UCLouvain ont réussi en juin leurs 60 crédits et 169 autres ont validé au moins 45 crédits et sont donc également admis en BA2. Une majorité des étudiants (64%) a remis une note de présence, dont 36% ont réussi une bonne partie de leur session d'examens, a précisé la responsable presse de l'institution.

Ce taux d'échec élevé s'explique par un manque de moyens, financiers et humains, pour assurer un encadrement et des évaluations pédagogiques innovantes et adéquates, estiment la FEF et l'AGL dans un communiqué commun.

Pour les représentants des étudiants, l'UCLouvain tente de justifier et de normaliser l'hécatombe de la première session dans une publication Twitter entre autres. L'Université y pointait notamment le nombre important d'abandons en cours d'année (150) , et le fait que les deux tiers des étudiants avaient au minimum une cote de présence, ce qui impliquait un report automatique à la session de septembre.

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Les organisations étudiantes réclament un véritable refinancement public de l'enseignement supérieur et une révision du mode actuel de l'allocation budgétaire par enveloppe fermée.

La ministre et les autorités universitaires tiennent les étudiants pour seuls responsables de cette situation, déplorent l'AGL et la FEF. L'année passée, face à un taux de réussite de 0,7% selon les chiffres du Comac, ces dernières avaient déjà tiré la sonnette d'alarme sur le manque de ressources disponibles pour l'enseignement supérieur.

Sur le même thème : JT (05/07/2022)

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