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Champions League - Foot

Henri Petersen a connu l'Europe avec l'Union Saint-Gilloise en 1964 : "Je ne pensais pas qu'on reviendrait à ce niveau"

09 août 2022 à 11:53 - mise à jour 09 août 2022 à 11:53Temps de lecture2 min
Par Louis Dedobbeleer

Cela faisait 58 ans que l'Union Saint-Gilloise n'avait plus disputé la moindre compétition européenne. De cette époque, il ne reste pratiquement plus que le Stade Joseph Marien et... Henri Petersen. Aujourd'hui âgé de 78 ans, le Bruxellois était remplaçant lors du match contre la Juventus en 1964 mais il se souvient très bien de l'ambiance qui régnait au Parc Duden lors de ces soirs de grands matches.  

C'est en pleine discussion sur la défaite de l'Union Saint-Gilloise en championnat samedi dernier que nous retrouvons Henri Petersen. Au club depuis ses dix ans, il y reste 18 années, traversant toutes les catégories d'âge pour finalement s'installer au sein de l'équipe première.

Des souvenirs, il en a plein la tête, comme cette rencontre pour la montée en division 1 face à Malines remportée par le plus petit écart à six minutes du terme. "Les supporters ont envahi le terrain, ils nous ont arraché les maillots, c'est un de mes plus beaux souvenirs", raconte Henri Petersen.  

Dans un football d'un autre temps, les remplacements n'étaient pas autorisés au cours des matches. C'est pourquoi il a vécu le dernier match européen au Parc Duden depuis le banc sans pouvoir y prendre part. Battus 0-1 par la Juventus, les Unionistes avaient subi le même sort à Turin, non sans mérite face aux futurs finalistes de l'ancêtre de l'Europa League, la coupe des villes de foires. 

L'ambiance, par contre, il connaît. "De notre temps, on jouait devant 30.000 personnes. Mais aujourd'hui, même à 9.000, ils font autant de bruit, c'est de la folie". 

Henri Petersen, joueur de l'Union Saint-Gilloise lors de leur dernière campagne européenne en 1964. Photo prise le 08/08/2022.
Henri Petersen, joueur de l'Union Saint-Gilloise lors de leur dernière campagne européenne en 1964. Photo prise le 08/08/2022. © RTBF

Un retour inespéré

Pourtant, Henri Petersen ne croyait pas au retour du matricule 10 au plus haut niveau. "Ce qu'ils ont réalisé ces deux dernières années, c'est fantastique (...) mais je n'y ai pas cru, je le dis honnêtement". Cela ne l'a pas empêché de venir voir tous les matches à domicile et de vibrer devant les derniers résultats du club, "l'année passée, ils devaient être champions haut la main, c'était la meilleure équipe". 

Ce mardi, sans sa participation au cortège du Meyboom, Henri serait du voyage à Glasgow pour supporter son club de cœur. L'Union part avec un avantage de deux buts grâce à son gros match à Louvain. Une rencontre que le Bruxellois a appréciée depuis sa télévision, "à part le premier quart d'heure, c'est un des meilleurs matches que j'ai vu de ma vie". "C'était une vraie équipe, le football c'est une bande de copains, et si on n'a pas les copains on ne sait pas gagner. Parce qu'un jour un joueur est mauvais, l'autre jour il est bon. Il faut jouer l'un pour l'autre"

 

Si les hommes de Karel Geraerts se qualifient pour les barrages de la Champions League, ils affronteront soit le PSV Eindhoven soit l'AS Monaco, et cette fois, Henri a promis d'être du voyage. 

A la fin de notre entrevue, c'est avec un grand sourire qu'il nous salue "à la prochaine mes amis" et qu'il s'en va rejoindre ses amis au café du coin pour prendre une bière, ou "une aspirine" comme il dit. 

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