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Honduras: réclamé par la justice pour trafic de drogue, l'ex-président Hernandez sera extradé aux Etats-Unis

L'ex-président Juan Orlando Hernandez (centre) lors de son arrestation le 15 février 2022 à Tegucigalpa
28 mars 2022 à 21:24Temps de lecture1 min
Par AFP

La Cour suprême (CSJ) de justice du Honduras a ordonné lundi l'extradition de l'ex-président Juan Orlando Hernandez vers les Etats-Unis où il est poursuivi pour trafic de drogue. Il n'a désormais plus aucun recours.

La chute a été brutale. A peine venait-il de céder le pouvoir, le 27 janvier dernier, à la nouvelle présidente de gauche Xiomara Castro, que le tout frais ex-chef de l'Etat (2014-2022) se retrouvait enchaîné aux poignets et aux chevilles lors de son arrestation le 15 février devant les caméras.

Le 17 mars, un juge d'extradition de première instance accède à la demande présentée par le tribunal du District Sud de New York d'extrader l'ex-président de droite de 53 ans pour avoir participé à une "conspiration (qui) a transporté plus de 500 tonnes de cocaïne aux Etats-Unis".

Transfert à tout moment

Lundi, les membres de la Cour Suprême de Justice (CSJ) du Honduras réunis en assemblée plénière ont rejeté l'appel formulé par sa défense.

"La décision du juge de première instance d'accorder l'extradition de Juan Orlando Hernandez est confirmée", a déclaré le porte-parole de la CSJ, Melvin Duarte.

L'épouse de l'ex-chef de l'Etat, Ana Garcia, s'est rendue lundi avec quelques soutiens devant le palais de justice de Tegulcigalpa pour clamer son innocence et prier pour lui. "Si un citoyen est jugé, il doit l'être dans (son) pays", a-t-elle estimé.

Selon les procureurs américains chargés du dossier à New York, Juan Orlando Hernandez est un "co-instigateur" du trafic et a fait du Honduras un "narco-Etat" en impliquant l'armée et la police dans le trafic de drogue à destination des Etats-Unis.

A présent, les autorités américaines peuvent à tout moment organiser le transfert de l'ex-président.

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