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Huy : action de sensibilisation sur les phénomènes de harcèlement à destination des élèves de première secondaire

Les séances de sensibilisation étaient organisées au Centre culturel de l’arrondissement de Huy
06 févr. 2022 à 15:51Temps de lecture2 min
Par Martial Giot

Harcèlement scolaire, cyberharcèlement, grossophobie, ces thèmes étaient ceux de l’action de sensibilisation menée conjointement par le Service Prévention de la Ville de Huy, la Police locale, le Centre Infor Jeunes et le Centre culturel de l’arrondissement de Huy la semaine dernière à destination des élèves de première secondaire.

Quatre séances étaient prévues. Quelque 500 jeunes ont, au total, assisté à la projection d’un film racontant l’histoire vraie d’un adolescent harcelé qui tente de se suicider. Ils ont ensuite pu échanger avec les responsables des services impliqués.

Beaucoup ont voulu témoigner

A l’issue de la séance de sensibilisation de vendredi matin, ils ont été particulièrement nombreux à vouloir s’exprimer qu’ils aient été victimes, témoins voire harceleurs. "J’ai été étonnée par la qualité des échanges et par la facilité que tous ces jeunes avaient, finalement, de parler d’un sujet qui reste encore aussi tabou.", réagit Caroline Thys, psychologue au service d’assistance policière aux victimes de la police de Huy, "Donc je pense que d’offrir ces moments de parole et de pouvoir parler de la souffrance et du harcèlement, ça ouvre justement les portes et ça ouvre les jeunes à se sentir en sécurité et à pouvoir échanger avec nous."

Le nombre d’entre eux désireux de témoigner a aussi étonné les jeunes : "Oui, il y avait beaucoup de gens qui voulaient témoigner et ça m’a choqué le nombre de ceux qui s’étaient fait harceler. Il y en avait quand même beaucoup. Si on est harcelé, il faut en parler et, même si on est témoin, il faut en parler pour que ça s’arrête.", explique un d’entre eux. Un autre relève : "Ça peut arriver à tout le monde et il ne faut pas hésiter à en parler.". Un autre encore confesse : "Je me suis déjà fait harceler. Mes frères se sont fait harceler à l’internat. J’ai été aussi dans les deux modes : harceleur aussi. Mais maintenant, ça a changé. Je voyais que c’était un peu rigolo, mais quand j’ai vu que ça abusait un peu, là je me suis dit que c’était trop et qu’il fallait qu’on arrête.".

Harcèlement et automutilation

Dans un groupe de jeunes filles : "Si on ne parle pas, ça va dégénérer.", "Il faut en parler, il faut essayer de se faire aider.", "Moi, je ne me suis jamais fait harceler mais j’essaie de me mettre à la place de ces gens-là. Personne ne mérite de vivre ça.", "Moi, j’ai été un petit peu harcelée. Mais, surtout, mon cousin s’est fait harceler. Du coup, j’étais souvent avec lui pour qu’il ne reste pas tout seul. Ma meilleure amie aussi s’est fait harceler et elle, elle se mutilait. Ses parents ne le savaient pas. J’étais une des seules à le savoir. J’avais beaucoup de mal à garder ça en moi. Elle ne voulait pas que je le dise. Je ne voulais pas la trahir. Au final, elle est allée trouver une professeur et ça s’est arrangé.".

Sensibilisation au harcèlement: JT 06/02/2022

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