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Il a gelé mais des techniques pourraient avoir limité les dégâts aux arbres fruitiers

Deux cents brûlots à l’hectare ont été allumés cette nuit pour tenter de sauver du gel les cerisiers en fleurs.

La nuit de samedi à dimanche a été délicate pour les arbres fruitiers. Les arboriculteurs l’ont d’ailleurs généralement passée à veiller, l’œil rivé sur le thermomètre. A partir de quelques degrés sous zéro, les dégâts peuvent rapidement devenir catastrophiques. Difficile à l’heure actuelle d’être formel, mais ces dégâts pourraient être limités cette fois-ci, grâce notamment à certaines techniques. Exemple à la Ferme des Hêtres, à Rosoux, près de Waremme.

Dans son exploitation de cerisiers, pruniers, pommiers et poiriers, Nicolas Goffin a passé une nuit agitée. Dès trois heures du matin, il a fallu passer à l’action auprès des cerisiers déjà bien en fleurs : " Quand on est en fleurs, le seuil de tolérance est, grosso modo, aux alentours de -3 degrés. Là, on commence à avoir des dégâts, et jusqu’à -5 degrés, on peut avoir quasiment 80 à 100 pc de dégâts. Ce qu’on a fait, on a mis des brûlots, donc des pots de cire qui ont créé une augmentation de température. Ici on en a mis 200 à l’hectare pour augmenter la température de 2 degrés. En même temps, on a ouvert nos bâches pour créer un effet de serre. Je pense que grosso modo, avec les bougies plus les bâches, on a pu gagner aux alentours de 3 degrés, donc on était à -1, -2 degrés ", détaille Nicolas Goffin, l’exploitant des lieux.

Nicolas Goffin a veillé une partie de la nuit sur ses arbres fruitiers.
Nicolas Goffin a veillé une partie de la nuit sur ses arbres fruitiers. RTBF – Olivier Thunus

Les pommiers et poiriers sont eux à un stade moins avancé, mais ils ne bénéficiaient pas de brûlots. Le verdict risque donc d’être plus négatif : " En pommiers et en poiriers, là on a un seuil de tolérance qui est un peu plus important à leur stade de développement. Heureusement, il a fait bon directement derrière, donc on a eu le soleil qui a aussi pu assécher, ou réchauffer, le végétal sur les arbres. Donc ça, c’est du positif, mais des dégâts il y en aura. Jusqu’à quel point ? On ne sait pas encore le dire maintenant ", précise-t-il.

Il faudra aussi voir si la météo des prochaines semaines permettra aux abeilles de jouer leur rôle pollinisateur.

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